Santé et droits sexuels et reproductifs lors des crises humanitaires

Comité Politiques et coordination du Programme conjoint de recherche en santé sexuelle et reproductive de l’OMS, FNUAP, UNICEF, PNUD et Banque mondiale

Point 11 - Santé sexuelle et reproductive et droits associés dans les situations de crise humanitaire : travaux menés par le HRP en partenariat

Intervention de la France

Genève, le 21 mars 2018

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Directeur,

Chers collègues,

L’accès universel à la santé sexuelle et reproductive et aux droits qui y sont associés doit être préservé, en particulier dans les situations de crise, qui en 2018 affecteront 136 millions d’individus d’après le Bureau de la coordination des affaires humanitaires OCHA. Parmi eux, UNFPA estime que 34 millions de femmes en âge de procréer, et 5 millions de femmes enceintes nécessiteront une assistance humanitaire.

Les besoins sont immenses, puisque 500 femmes et jeunes filles chaque jour meurent encore en couche dans les contextes humanitaires. D’après les données de l’OMS, parmi les 10 pays avec les taux de mortalité maternelle les plus élevés, 8 sont touchés par des conflits en cours ou récents. Le taux de mortalité des nouveau-nés est également parmi les plus élevés dans les pays touchés par les crises humanitaires et les conflits. Les femmes et les jeunes filles sont aussi plus à risque de subir des violences sexuelles et doivent, lorsque cela arrive, avoir accès à des soins de santé de qualité.

Pour toutes ces raisons, il est prioritaire d’intégrer des services de santé sexuelle et reproductive dans les actions des partenaires en réponse aux urgences humanitaires et sanitaires.

Le programme HRP, en favorisant la recherche en santé sexuelle et reproductive dans les zones de crise humanitaire, peut aider à développer des solutions adaptées aux besoins plus spécifiques des populations vivant dans les zones de crise humanitaire. Les enjeux sont encore plus nombreux dans ces contextes difficiles, et la recherche doit réussir à faire émerger des solutions efficaces, novatrices, et adaptées aux contextes de crise humanitaire.

La France est préoccupée par le fait que les femmes et les jeunes filles sont souvent parmi les populations les plus vulnérables lors des crises humanitaires. Elles doivent faire l’objet d’une attention particulière. C’est pourquoi, la France, dans sa nouvelle stratégie humanitaire pour 2018-2022 qui sera lancée prochainement, s’engage à utiliser des marqueurs « genre » afin de mesurer précisément l’impact de ses projets humanitaires en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Je vous remercie./.

publié le 21/03/2018

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