Syrie - Q&R - Extrait du point de presse (6 février 2018)

Q Quelles sont les prochaines étapes prévues par la France et la Turquie dans leur projet d’élaboration d’une feuille de route diplomatique sur la Syrie ? La réunion des pays affinitaires annoncée par le président Macron lors de la visite de son homologue turc à Paris est-elle toujours prévue en février en Turquie ?

R – La crise syrienne fait l’objet d’échanges réguliers, à tous les niveaux, entre la France et la Turquie. Ces échanges concernent également l’opération turque en cours à Afrin où la France appelle la Turquie à agir avec retenue.

Seule une solution politique conforme à la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies est à même d’assurer la stabilité de la Syrie et la sécurité de la Turquie. C’est dans cette direction que nous entendons travailler en étroite concertation avec la Turquie, qui est à cet égard un pays-clé, ainsi qu’avec les autres États « affinitaires ».

QLa ligne rouge fixée par le président Emmanuel Macron a-t-elle été franchie ces derniers jours suite aux informations sur des attaques chimiques répétées au chlore et au sarin en Syrie ?

R – La France est préoccupée par les informations répétées selon lesquelles du chlore aurait été employé à plusieurs reprises contre des populations civiles en Syrie au cours de ces dernières semaines. Nous étudions avec attention, en lien avec nos partenaires, les éléments qui nous parviennent et attendons l’expertise des mécanismes d’enquête internationaux opérationnels, en premier lieu celle de la mission d’établissement des faits (FFM).

Il est encore tôt à ce stade pour confirmer la nature chimique et la portée de ces attaques.

La France est engagée pour préserver le régime de non-prolifération chimique. C’est à ce titre qu’elle a lancé, le 23 janvier, un partenariat international contre l’impunité de l’utilisation d’armes chimiques. Vingt-quatre États et organisations s’y sont joints pour marquer leur refus de l’impunité des auteurs d’attaques chimiques.

La Syrie est de loin le théâtre le plus préoccupant à cet égard. Les forces armées syriennes ont été reconnues responsables d’attaques chimiques à quatre reprises par des mécanismes internationaux et l’organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques. Le régime syrien et ceux qui le soutiennent doivent respecter l’ensemble de leurs engagements internationaux dans ce domaine.

publié le 06/02/2018

haut de la page