Situation des droits de l’Homme en République centrafricaine

Situation des droits de l'Homme en République centrafricaine

41ème session du Conseil des Droits de l’Homme

Dialogue interactif avec l’experte indépendante sur la situation des droits de l’Homme en République centrafricaine

Intervention de la France

Genève, 10 juillet 2019

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Président,

La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne.

Nous remercions l’Experte indépendante pour sa présentation et saluons la bonne coopération des autorités centrafricaines avec l’Experte.

La France rappelle son attachement à la mise en œuvre effective de l’accord de paix du 6 février dernier par toutes les parties centrafricaines, pour aboutir à une paix durable en RCA et à la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire.

A ce titre, nous saluons les premières mesures prises par les autorités centrafricaines et les encourageons à poursuivre leurs efforts, notamment à travers l’institution de la Commission vérité, justice, réconciliation et réparation.

La sortie de crise en RCA ne sera pérenne que si les violences et les activités déstabilisatrices perpétrées par les groupes armés contre les populations civiles, les personnels humanitaires et la MINUSCA cessent. La France réitère à cette occasion son plein soutien à la MINUSCA.

La mise en œuvre de cet accord doit également répondre aux aspirations du peuple centrafricain, en particulier en matière d’inclusivité. Il est essentiel que la société civile, et notamment les femmes et les jeunes, soient pleinement associés au processus. Il est pour cela nécessaire de mieux faire connaître l’accord à la population et de l’encourager à se l’approprier.

La lutte contre l’impunité est un volet essentiel du processus de réconciliation. Il ne saurait y avoir d’amnistie pour les auteurs des graves violations des droits de l’Homme commises en RCA : les populations ne l’accepteraient pas et cela ne ferait que nourrir le cycle de violences dont a trop longtemps souffert le pays. Ces criminels doivent répondre de leurs actes, que ce soit devant les tribunaux nationaux ou encore devant la Cour pénale spéciale.

Je vous remercie.

Dernière mise à jour le : 22 juillet 2019
Retour en haut