Situation des droits de l’Homme en Birmanie

36ème session du Conseil des droits de l’Homme

Dialogue interactif avec la Mission d’établissement des faits en Birmanie

Intervention du Représentant Permanent de la France

Genève, le mardi 19 septembre 2017

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Président,

Monsieur le Président de la Mission d’établissement des faits,

La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne.

Je tiens d’abord à remercier les membres de la Mission d’établissement des faits pour ce point de situation. La France réitère sa profonde préoccupation sur la situation des droits de l’Homme en Birmanie, en particulier les persécutions inacceptables subies par les personnes appartenant à la minorité Rohingya et par l’aggravation de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Arakan ces dernières semaines.

La vigilance de la communauté internationale est nécessaire. Dans son intervention, en ouverture de cette session, le Haut-Commissaire a, à nouveau, mis en garde contre de « très probables crimes contre l’humanité » et des éléments constitutifs d’un « nettoyage ethnique ». Depuis le 25 août dernier, ces violences ont poussé près de 400 000 personnes à fuir.

Nous appelons à nouveau toutes les parties, en particulier les forces de sécurité birmanes, à mettre immédiatement un terme aux violences qui pèsent de façon inacceptable sur les populations civiles contraintes de fuir massivement. Nous demandons également le rétablissement d’un accès humanitaire sûr le plus rapidement possible. La France appelle la Birmanie à autoriser l’accès à son territoire de la Mission d’établissement des faits, établie en mars dernier, afin de faire toute la lumière sur ces violences. Les responsables de ces exactions devront répondre de leurs actes devant la justice.

Seule une réponse politique permettra de mettre fin à ce cycle de violences. A cet égard, le gouvernement civil birman s’est engagé à mettre en œuvre les recommandations de la commission consultative pour l’État de l’Arakan présidée par M. Kofi Annan afin de traiter les causes de ces violences, et vient de créer un comité ministériel à cette fin. La France soutient le gouvernement birman en ce sens et l’encourage à agir avec détermination. Nous devons continuer de soutenir le gouvernement civil pour assurer le processus de transition démocratique en Birmanie.

Monsieur le président de la Mission d’établissement des faits, permettez-moi de vous interroger sur votre perception de la situation :

Comment envisagez-vous la réalisation de votre mandat, pour garantir l’établissement d’une enquête indépendante sur les violations qui sont commises dans l’Arakan ?

publié le 20/09/2017

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