Situation des droits de l’Homme en Birmanie

37ème session du Conseil des droits de l’Homme

Dialogue interactif avec la mission d’établissement des faits et la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’Homme en Birmanie

Intervention de la France

Genève, le lundi 12 mars 2018

La version prononcée fait foi.

Mesdames et messieurs les membres de la mission d’établissement des faits,

Madame la Rapporteuse spéciale,

La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne.

Permettez-moi avant tout de vous remercier chaleureusement pour votre exposé particulièrement éclairant et de réitérer le plein soutien de la France à votre mandat.
Nous condamnons les violations graves des droits de l’Homme qui continuent d’être commises en Birmanie, en particulier dans l’Arakan à l’encontre des populations Rohingyas. Il est essentiel de mettre fin à ces violences. Votre rapport est édifiant, à cet égard.

Les atrocités commises contre des villages de Rohingya pourraient être constitutives de crimes contre l’humanité. Une enquête de Reuters a mis des images sur ces exactions. Les deux journalistes à l’origine de l’enquête sont actuellement en détention. Nous rappelons notre préoccupation à ce sujet et notre attachement à la liberté de la presse et à la protection des journalistes, qui doivent pouvoir exercer leur métier en toute liberté, sans crainte d’être intimidés ou arrêtés.

Le respect des libertés fondamentales constitue l’un des fondements de toute société démocratique. La France réitère son soutien à la transition démocratique birmane et aux efforts du gouvernement conduit par Mme Aung San Suu Kyi en ce sens mais il est désormais indispensable de faire la lumière sur les violations de droits de l’Homme et de lutter contre l’impunité. Dans cette perspective, nous appelons les autorités birmanes à coopérer avec vous, ainsi qu’avec la mission d’établissement des faits. Les droits de l’Homme font partie de la solution et la garantie de leur plein respect contribuera à créer les conditions d’un retour volontaire, sûr, digne et durable des réfugiés.

Mesdames et messieurs les membres de la mission d’établissement des faits,
Madame la Rapporteuse spéciale,

Comment envisagez-vous la reprise du dialogue avec les autorités birmanes ?

Je vous remercie./.

publié le 12/03/2018

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