Situation des Droits de l’Homme au Sri Lanka

34ème session du Conseil des droits de l’homme

Dialogue interactif avec le Haut Commissaire aux Droits de l’Homme sur la situation des Droits de l’Homme au Sri Lanka

Intervention de la France - Mercredi 22 mars 2017

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Président,

La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne.

La France salue la collaboration constructive qui a prévalu entre le gouvernement sri-lankais et le Haut Commissaire depuis janvier 2015. Le rôle d’accompagnement du Conseil des droits de l’Homme est important. La France encourage Sri Lanka à poursuivre la mise en œuvre de ses engagements pour renforcer la protection des droits de l’Homme, de la démocratie et de l’Etat de droit, ainsi qu’en matière de justice transitionnelle et de réconciliation.

Monsieur le Haut Commissaire,

Vous expliquez dans votre rapport que le gouvernement sri-lankais a progressé sur la voie des réformes constitutionnelles et que certaines évolutions positives ont été observées en faveur des droits de l’Homme, notamment l’élaboration d’un plan national d’action pour la période 2017-2021 et d’un plan national de lutte contre la violence sexuelle et sexiste. La France salue ces progrès et sera vigilante à ce que ces initiatives soient pleinement mises en œuvre.

La France reste toutefois préoccupée par le harcèlement dont sont victimes les défenseurs des droits de l’Homme et par les allégations de recours systématique à la torture comme mode d’interrogatoire et d’enquête, aux violences sexuelles et autres violations des droits de l’Homme commises par la police, l’armée et les forces de sécurité. La France appelle les autorités de Sri Lanka à faire toute la lumière sur ces allégations et à ne pas laisser leurs auteurs impunis, conformément à ses engagements internationaux, en tant que partie à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

M. le Haut-Commissaire,

Votre rapport souligne que la mise en place des mécanismes de justice transitionnelle demeure très lente. La France encourage Sri Lanka à élaborer une stratégie globale assortie de critères clairs de réalisation.

Enfin, vous soulignez les difficultés pour le gouvernement sri-lankais à définir une position unifiée dans l’élaboration des politiques de justice transitionnelle, quelles solutions peuvent-être envisagées selon vous ?

publié le 22/03/2017

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