Rohingyas en Birmanie : une situation alarmante

Rohingyas en Birmanie : une situation alarmante

41ème session du Conseil des Droits de l’Homme

Dialogue interactif avec la Haut-Commissaire aux droits de l’Homme sur la résolution S-27/1

Intervention de la France

Genève, 10 juillet 2019

La version prononcée fait foi.

Madame la Haute Commissaire,

La France vous remercie pour votre exposé très éclairant qui fait écho à notre préoccupation sur la situation alarmante des Rohingyas en Birmanie.

Cette crise politique et humanitaire a des racines profondes et constitue l’un des cas les plus graves de violences ethniques et religieuses de notre époque. La lutte contre l’impunité des crimes commis contre les Rohingyas est indispensable pour que les causes profondes de cette crise soient traitées. A cet égard, nous avons noté la demande de la Procureure de la CPI d’ouvrir une enquête sur des crimes contre l’humanité qui auraient été commis contre les Rohingyas de Birmanie, dont un élément au moins serait survenu sur le territoire du Bangladesh et nous continuerons à suivre avec intérêt les prochains développements de la procédure en cours. De même, nous appelons à ce que le Mécanisme d’enquête indépendant pour la Birmanie soit rapidement opérationnel.

La France regrette l’absence persistante d’accès des mécanismes de l’ONU au territoire birman et l’absence de coopération des autorités birmanes avec ces mécanismes. Elle appelle les autorités birmanes à renouer leur coopération et le dialogue avec l’ensemble des acteurs des Nations Unies, dont la Rapporteure spéciale pour la Birmanie.

Dans le cadre du mémorandum d’accord avec le Haut-Commissariat aux réfugiés et le PNUD, l’accès sans restriction des Nations Unies et leurs partenaires à l’Arakan est nécessaire pour permettre l’assistance humanitaire aux déplacés internes. Nous le rappelons, les conditions humanitaires, politiques et sécuritaires ne sont à ce jour pas réunies pour envisager le retour sûr, volontaire, digne et durable des réfugiés Rohingyas.

Seule une coopération étroite avec les mécanismes de l’ONU, auxquels nous réitérons tout notre soutien, permettra de faciliter la réconciliation, la reconstruction et de renforcer la transition démocratique du pays.

Je vous remercie.

Dernière mise à jour le : 22 juillet 2019
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