Réunion ministérielle - Emploi en santé et croissance économique

Secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international, chargé du Développement et de la Francophonie, M. Jean-Marie Le Guen
Réunion ministérielle de haut niveau sur l'emploi en santé et la croissance économique, Centre International de Conférence Genève.
Secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international, chargé du Développement et de la Francophonie, M. Jean-Marie Le Guen

Une réunion ministérielle de haut niveau sur l’emploi en santé et la croissance économique s’est déroulée les 14 et 15 décembre 2016 au Centre International de Conférence de Genève.

L‘objectif de cette réunion était de parvenir à un accord sur un plan d’action quinquennal, sur la base des 10 recommandations produites par la commission de haut niveau sur l’emploi en santé et la croissance économique, co-présidée par les Présidents de la République de l’Afrique du Sud et de la France.

Le Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international, chargé du Développement et de la Francophonie, M. Jean-Marie Le Guen, a participé à l’ouverture de cette réunion, aux côtés du Ministre de la Santé de l’Afrique du Sud, Dr. Aaron Motsoaledi.

« Ce qui nous réunit aujourd’hui, c’est le partage d’un constat : le développement de l’emploi dans le secteur sanitaire répond au double impératif de santé publique internationale et de croissance économique. Mais ce qui nous réunit plus encore, c’est notre engagement commun pour renforcer l’efficacité de nos systèmes de santé par des actions concrètes à l’échelle nationale et internationale » a notamment déclaré le Secrétaire d’Etat.

Après avoir salué les travaux de la Commission emploi en santé et croissance économique et rappelé le chemin parcouru, le Secrétaire d’Etat a mis en évidence l’importance de maintenir la mobilisation politique autour de l’enjeu des emplois en santé et de la croissance économique.

Il a enfin insisté sur la nécessité de mettre en œuvre les recommandations de la commission.

La France est pleinement engagée dans cette voie, tant au niveau national dans le cadre de l’application de la loi de modernisation du système de santé français promulguée en janvier 2016, mais aussi au niveau international, à travers :

  • Un soutien renforcé à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), avec l’allocation de 5 millions d’euros supplémentaires pour son programme sur l’urgence sanitaire en 2017 ;
  • Un soutien régulier à la santé maternelle et infantile et aux ressources humaines en santé via le Fonds Français Muskoka (3 millions d’euros en 2016) ;
  • Sa contribution au renforcement des systèmes de santé dans les pays les plus fragiles, notamment francophones, avec des contributions volontaires à l’OMS de 1,4 millions d’euros en 2016 et une augmentation de la part de la contribution de la France destinée à l’assistance technique dans le cadre de sa contribution au Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose pour atteindre 25 millions d’euros par an, permettant ainsi d’appuyer et de renforcer les acteurs engagés sur ces thématiques dans les pays récipiendaires ;
  • La poursuite des efforts avec les partenaires africains afin de renforcer la coopération hospitalière et la formation du personnel de santé.
Plus d’informations sur la Commission de haut niveau sur l’emploi en santé et la croissance économique :

Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon a créé la Commission de haut niveau en mars 2016, reconnaissant que l’investissement dans de nouveaux emplois dans le secteur de la santé et le secteur social peut être générateur de croissance économique et contribuer à la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030. La Commission a été chargée d’identifier des moyens novateurs pour lutter contre les pénuries de main-d’œuvre et veiller à l’adéquation entre les compétences des personnels de santé et les exigences professionnelles, de façon à améliorer l’efficacité économique du secteur de la santé et sa contribution à une croissance intégrative.

La mise en œuvre des recommandations de la Commission nécessitera un engagement intersectoriel fort et une action de la part des parties prenantes – y compris de la société civile et des organisations professionnelles – aux niveaux national, régional et mondial.

publié le 15/12/2016

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