République centrafricaine - La signature d’un accord pour la paix constitue une opportunité historique - Représentation permanente de la France

République centrafricaine - La signature d’un accord pour la paix constitue une opportunité historique

République centrafricaine - La signature d'un accord pour la paix constitue (...)

40ème session du Conseil des droits de l’homme

Dialogue interactif avec l’experte indépendante sur la situation des droits de l’Homme en République centrafricaine

Intervention de la France

Genève, 20 mars 2019

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Président,

La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne.

Nous remercions l’Experte indépendante pour sa présentation. Nous saluons la bonne coopération des autorités centrafricaines avec l’Experte indépendante.

La signature d’un accord pour la paix à Bangui le 6 février dernier constitue une opportunité historique pour aboutir à une paix durable en RCA et à la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire centrafricain. Ceci passe par l’arrêt définitif des violences commises par les groupes armés contre les populations civiles, les personnels humanitaires et la MINUSCA. Ces groupes doivent déposer les armes, cesser toute forme d’activités déstabilisatrices ou criminelles, notamment le recrutement et l’utilisation d’enfants et les violences sexuelles.

La mise en œuvre de cet accord doit également répondre aux aspirations exprimées par le peuple centrafricain à l’occasion du Forum de Bangui de mai 2015, en particulier en matière d’inclusivité. Pour ce faire, il est essentiel que la société civile, et notamment les femmes et les jeunes, soient pleinement associés au processus.

La lutte contre l’impunité est un volet essentiel du processus de réconciliation. Il ne saurait y avoir d’amnistie pour les auteurs de graves violations des droits de l’Homme commises en RCA : les populations ne l’accepteraient pas, et cela ne ferait que nourrir le cycle de violences dont a trop longtemps souffert le pays. Ces criminels doivent répondre de leurs actes, que ce soit devant les tribunaux nationaux ou encore devant la Cour pénale spéciale.

Il convient de donner également leur place aux mécanismes de justice transitionnelle. Nous appelons les autorités centrafricaines à opérationnaliser la commission vérité, justice et réconciliation comme prévu par l’accord.

Je vous remercie.

Dernière mise à jour le : 24 juillet 2019
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