Recherche et développement en santé : comment répondre aux besoins des pays en développement ?

Les Ambassadeurs français, suisse et sud-africain ont convié le 30 septembre leurs homologues à une réunion de travail sur la recherche et développement en santé au Palais des Nations. L’objectif de cette réunion était d’informer les Etats membres sur les processus en cours à l’OMS pour tenter de réduire le décalage important qui existe entre les besoins en santé des pays en développement et les efforts de R&D pour y répondre.

Dans son discours, l’Ambassadeur Nicolas Niemtchinow a dressé le panorama de la R&D pour les maladies négligées : à peine 4% des nouveaux vaccins et médicaments autorisés au cours de la période 2000-2011 sont destinés au traitement des maladies négligées qui touchent pourtant près de 1,4 milliards de personnes. Il a également rappelé l’engagement de la France qui soutient, depuis toujours, le développement de mécanismes innovants capables d’accélérer la diffusion de la recherche, tels que les communautés de brevets, déjà mis en place à travers UNITAID. Historiquement engagée auprès du département de l’OMS chargé de la lutte contre les maladies tropicales négligées, la France dispose également d’une expertise reconnue, notamment à travers l’Institut Pasteur, l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et l’Inserm.

Depuis 2013, la France soutient financièrement la création à l’OMS de l’Observatoire de la R&D en santé et elle appuie le projet de démonstration sur la leishmaniose viscérale de la Drugs for Neglected Diseases initiative (DNDi), à hauteur de 2 millions d’euros.

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publié le 15/02/2016

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