RDC - Des mesures clés pour la situation du pays

35ème session du Conseil des droits de l’Homme

Dialogue interactif sur la situation des droits de l’Homme en République démocratique du Congo

Intervention de la France

Genève, le mardi 20 juin 2017

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Président,

La France s’associe à la déclaration prononcée par l’Union européenne.

Alors que 2017 constitue une année clé pour la consolidation de la démocratie en RDC, la France reste préoccupée par la dégradation manifeste de la situation sécuritaire et des droits de l’Homme en République démocratique du Congo, en particulier dans la région du Kasaï.

La France condamne fermement les violences et violations des droits de l’Homme commises par toutes les parties dans les Kasaï depuis août 2016. Ces violences, dont certaines pourraient constituer des crimes de guerre, ont conduit au déplacement de 1,3 million de personnes. Plus de 30 000 personnes ont fui vers l’Angola.

La France rappelle que les responsables de violations des droits de l’Homme, quels qu’ils soient, doivent en répondre devant la justice. Elle souligne la responsabilité première des autorités pour le respect des droits de l’Homme et la protection des populations. La France appelle les autorités congolaises à prendre toutes les mesures à cette fin, y compris en travaillant en étroite collaboration avec les Nations unies.

Face à la gravité et à l’ampleur de ces violences, et comme l’a demandé le Haut-Commissaire le 9 juin dernier, la France souhaite qu’une résolution robuste soit adoptée à cette session du Conseil autorisant l’envoi d’une enquête internationale pour faire toute la lumière sur ces violations graves, y compris sur l’existence de plus de 40 fosses communes, en coopération avec les procédures initiées par les autorités congolaises.

Monsieur le Président,

La France est préoccupée par les retards pris dans la mise en œuvre de l’accord du 31 décembre 2016 et appelle l’ensemble des parties à respecter leurs engagements. Il est essentiel d’accélérer les préparations pour l’organisation d’élections libres et transparentes d’ici fin 2017. La mise en œuvre des mesures de confiance, notamment la libération des prisonniers politiques, la fin du harcèlement judiciaire des opposants et la liberté de la presse, demeurent la priorité.

Ces mesures, tout comme l’arrêt des violences et la reddition des comptes pour les violences meurtrières dans les Kasaïs, sont clés pour la stabilité du pays mais aussi pour l’ensemble de la région.

Je vous remercie./.

publié le 20/06/2017

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