Prix des droits de l’homme de la République française

Le Prix des droits de l’Homme de la République française a été décerné le 15 décembre par le président de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) et par le directeur de cabinet du Garde des Sceaux, François Molins, qui représentait le ministre de la Justice.

Créé en 1988, le Prix des droits de l’Homme de la République française est attribué chaque année par la CNCDH, institution indépendante vouée à la protection et la promotion des droits de l’Homme. Il permet de récompenser des projets et des actions menées sur le terrain pour faire avancer les libertés et les droits de l’Homme.

Au nombre des précédents récipiendaires du Prix des droits de l’Homme de la République française figurent notamment des personnalités telles que Mme Shirin Ebadi, prix Nobel de la Paix 2003, l’écrivain Taslima Nasreen, l’association russe « Memorial », ou le défenseur cubain des droits de l’Homme Elizardo Sanchez.

La CNCDH a choisi cette année de mettre en valeur deux thèmes, qui correspondent aussi à des convictions profondes et à des messages que la France entend porter :

- pauvreté, appauvrissement et droits de l’Homme dans le contexte de crise financière et économique,

- nouvelles technologies de l’information et de la communication et droits de l’Homme.

Les cinq lauréats récompensés cette année par la CNCDH dans ces deux catégories sont :

- L’ONG « Sos Esclaves » (Mauritanie) qui travaille en particulier en direction des femmes victimes de l’esclavage et de la servitude et entend promouvoir leur citoyenneté pleine et entière en leur donnant des possibilités de formation et d’apprentissage ;

- Wen Yunchao (Chine), expert des nouveaux médias, qui travaille à développer les capacités de la société civile chinoise à utiliser les nouveaux médias et prévoit l’organisation de sessions de formation en direction des ONG les plus actives dans la défense des droits ;

- L’ONG « Braveheart » (Birmanie), qui vise à assurer la sécurité et la confidentialité numérique des défenseurs des droits de l’homme, notamment des journalistes, ainsi qu’à les former au contournement de la censure sur Internet ;

- L’ONG « Zimbabwe peace project » (Zimbabwe) qui veut développer un système d’alerte rapide permettant de transmettre à des avocats et défenseurs des droits de l’homme, depuis tous les points du territoire où elle a des correspondants et presque « en temps réel » grâce à des téléphones portables équipés de GPS et relié à l’Internet, des preuves de violations des droits ;

- L’ONG « Forever » (Birmanie), formation récente qui œuvre à l’éducation et à la formation professionnelle d’enfants des rues des quartiers pauvres de Rangoon afin de favoriser leur insertion dans une société qui les marginalise.

La CNCDH a également attribué une mention spéciale à six autres projets (« Communauté Sainte Camille de Lellis » Bénin, « Actuar hoy » Argentine, « Aina World » Afghanistan, « Better Life Association for Comprehensive Development » Egypte, « Centrul de Integritate Publica » Moldavie, « Foundation for Education and Development » Thaïlande).

Nous vous renvoyons vers le site de la CNCDH pour davantage de précisions sur les activités de chacun des lauréats.

La France salue l’attribution de ce Prix, qui contribue à soutenir les défenseurs des droits de l’Homme.

publié le 16/12/2010

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