Pacte mondial sur les migrations

108ème session du Conseil de l’Organisation internationale pour les migrations

Point 8 - Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières

Intervention de la France

Genève, le mardi 28 novembre 2017

La version prononcée fait foi.

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Salle XVII, Palais des Nations, Genève
Photo OIM

Monsieur le Président,
Monsieur le Directeur général,
Mesdames et Messieurs,

La France s’associe à la déclaration prononcée par l’Union européenne.

La France salue la participation à ce Conseil du Président de l’Assemblée générale et de la Représentante spéciale du SGNU pour les migrations internationales, qui nous offre la possibilité d’un échange de vue, à quelques jours de la Conférence de Puerto Vallarta. La France tient à les remercier pour leur soutien, avec l’OIM, au processus de consultations de ces derniers mois.

La conférence de Puerto Vallarta devra nous permettre d’identifier les moyens de renforcer concrètement la gouvernance des migrations et de garantir des migrations sûres, ordonnées et régulières, dans le respect du droit international. La France entend y contribuer activement, comme elle le fera pour la suite du processus, en 2018, en s’attachant à promouvoir plusieurs éléments essentiels, notamment :

  • le renforcement de la coopération, dans le respect des principes de solidarité et de responsabilité partagée entre pays d’origine, de transit et de destination ;
  • l’application inconditionnelle et universelle des droits de l’Homme aux migrants quelle que soit leur statut, en prenant en compte les besoins personnes des personnes vulnérables ;
  • la promotion d’une approche visant à encourager les migrations organisées et régulières tout en luttant contre le trafic des migrants et la traite des êtres humains, qui constituent des violations de leurs droits et mettent leur vie en danger.

La France considère que le Pacte sur les migrations devrait être un document non juridiquement contraignant, proposant un cadre d’action concret, permettant à la communauté internationale de répondre aux défis actuels relatifs à la mobilité humaine.

Afin d’inscrire cette réponse dans le long terme, et d’en mesurer les avancées, un processus de suivi sera nécessaire : la France estime qu’il devra s’inscrire dans le cadre des Nations Unies, en cohérence avec les mécanismes et initiatives pertinents.

Il importera de mettre pleinement à profit les cadres de dialogue existants, ainsi que l’expertise développée par l’OIM. En tant qu’organisation chef de file pour les migrations au niveau mondial, cette dernière a pleinement vocation à jouer un rôle central dans ce suivi. Après son intégration au système des Nations unies en 2016, ce rôle contribuerait à renforcer la gouvernance globale des migrations, qui est également l’un des objectifs clés du pacte.

Je vous remercie./.

publié le 29/11/2017

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