Le CERN, l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire

Le CERN, l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire, est l’un des plus grands et des plus prestigieux laboratoires scientifiques du monde. Il a pour vocation la physique fondamentale, la découverte des constituants et des lois de l’Univers.

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Le Représentant permanent de la France, l’Ambassadeur Elisabeth Laurin, aux côtés du Directeur général du CERN Rolf Heuer et la Directrice générale élue Fabiola Gianotti, en fonction à partir du 1er janvier 2016.

Le fonctionnement

Le CERN utilise des instruments scientifiques très complexes pour sonder les constituants ultimes de la matière : les particules fondamentales. En étudiant ce qui se passe lorsque ces particules entrent en collision, les physiciens appréhendent les lois de la Nature.

Les instruments qu’utilise le CERN sont des accélérateurs et des détecteurs de particules. Les accélérateurs portent des faisceaux de particules à des énergies élevées pour les faire entrer en collision avec d’autres faisceaux ou avec des cibles fixes. Un des accélérateurs fait 27 kilomètres de circonférence. Les détecteurs, eux, observent et enregistrent le résultat de ces collisions.

Fondé en 1954, le CERN est localisé en France et en Suisse, près de Genève. Il a été l’une des premières organisations à l’échelle européenne et compte aujourd’hui vingt et un États membres.

Le CERN emploie 2400 personnes environ. Le personnel scientifique et technique du Laboratoire conçoit et construit les accélérateurs de particules et assure leur bon fonctionnement. Il contribue également à la préparation et à la mise en œuvre des expériences scientifiques complexes, ainsi qu’à l’analyse et à l’interprétation des résultats.

Environ 10,000 scientifiques visiteurs, soit la moitié des physiciens des particules du monde, viennent au CERN pour mener des recherches. Six cent huit universités et 113 nationalités sont représentées.

En poursuivant ses recherches aux limites des connaissances, le CERN repousse également les frontières des technologies. Ces innovations trouvent des applications très variées, notamment dans les domaines de l’informatique, des télécommunications ou des thérapies médicales. L’exemple le plus connu est le World Wide Web inventé au CERN au début des années 90.

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Les Etats membres

Actuellement, les États membres sont : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la Bulgarie, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, Israël, l’Italie, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République slovaque, la République tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. La Roumanie a le statut de candidat à l’adhésion. Le Pakistan et la Turquie sont États membres associés et la Serbie est un État membre associé en phase préalable à l’adhésion.

Les États membres ont des devoirs et des privilèges. Ils contribuent au budget et aux frais de fonctionnement des programmes du CERN ; ils sont représentés au Conseil, chargé des décisions importantes sur l’Organisation et ses activités.

Certains États (ou organisations internationales) qui, de façon permanente ou temporaire, ne peuvent pas devenir membres du CERN, ont le statut d’observateur. Ce statut permet aux États non membres d’assister aux réunions du Conseil et de recevoir les documents du Conseil, sans prendre part aux décisions de l’Organisation. Les États et les organisations ayant le statut d’observateur sont la Commission européenne, l’Inde, le Japon, la Fédération de Russie, l’UNESCO et les États Unis d’Amérique.

Le nom

Le CERN est aujourd’hui l’Organisation européenne pour la Recherche nucléaire. » À l’origine, l’acronyme correspondait à « Conseil européen pour la Recherche nucléaire », un organe provisoire institué en 1952, qui avait pour mandat de créer en Europe une organisation de rang mondial pour la recherche en physique fondamentale. » Á l’époque, la recherche en physique fondamentale avait pour principal objectif la compréhension de l’intérieur de l’atome, c’est-à-dire du noyau, d’où l’emploi du qualificatif « nucléaire ».

Lorsque le Laboratoire vit officiellement le jour, en 1954, le Conseil provisoire fut dissous et la nouvelle organisation fut baptisée Organisation européenne pour la Recherche nucléaire. L’acronyme CERN fut toutefois conservé.

Aujourd’hui, notre compréhension de la matière va au-delà du noyau, et le principal domaine de recherche du CERN est la physique des particules, à savoir l’étude des composants fondamentaux de la matière ainsi que des forces auxquelles ils sont soumis. C’est pourquoi le CERN est souvent appelé « Laboratoire européen pour la physique des particules ».

Le CERN se consacre à la recherche scientifique fondamentale. C’est d’ailleurs ce qui ressort de sa Convention constitutive : « L’Organisation assure la collaboration entre les États européens pour les recherches nucléaires de caractère purement scientifique et fondamental, ainsi que pour d’autres recherches en rapport essentiel avec celles-ci. L’Organisation s’abstient de toute activité à fins militaires et les résultats de ses travaux expérimentaux et théoriques sont publiés ou de toute autre façon rendus généralement accessibles. »

Pour plus d’informations :
- dans notre rubrique dédiée au CERN
- sur le site du CERN

Sources : site Internet du CERN et rédaction « France ONU Genève »

publié le 06/01/2016

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