Mutilations génitales féminines - Engagement de la France

À l’occasion de la journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (MGF), la Mission permanente de la France auprès des Nations unies à Genève et autres organisations internationales a participé à l’événement "Mettre fin au MGF est une décision politique".

Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines

Intervention de la France

Genève, le mardi 6 février 2018

La version prononcée fait foi.

La France remercie les panélistes pour leurs interventions.

Comme vous le savez, le président de la République a fait de l’élimination de la violence faite aux femmes la grande cause de son quinquennat. Lors du lancement du plan d’action il y a trois mois, le Président français rappelait la façon dont cette cause s’était imposée comme une priorité. Encore en campagne, le candidat Emmanuel Macron pratiquait le porte-à-porte, demandant aux gens « et qu’est-ce qu’on peut changer en France pour votre quotidien soit meilleur ? ». Ceux qui répondaient étaient des hommes ou des femmes. Les femmes répondaient, librement, sincèrement. Et ainsi la violence faite aux femmes est devenue, pour celui qui allait devenir notre président et pour un grand nombre de ses militants, une réalité quotidienne, une réalité insoutenable qui restait cachée, tue, honteuse souvent.

Les mutilations génitales féminines font partie de ces violences cachées, tues par honte ou par le poids de la tradition. Elles font aussi partie du programme de la France pour lutter contre les violences faites aux femmes. Au niveau national, si la pratique est illégale et sévèrement sanctionnée, des cas subsistent, et des femmes issues de l’immigration en ont été victimes. Mais même pour des jeunes filles nées en France, ces violences constituent encore une terrible réalité, lorsqu’elles les subissent pendant leurs vacances scolaires, alors qu’elles partent dans le pays d’origine de leur famille, où le poids de la tradition les mutile. La France reçoit aujourd’hui des demandes d’asile de femmes pour elles-mêmes et pour leurs filles, du fait de cette pratique.

C’est pourquoi la France s’engage à l’international, pour que cette pratique ne soit plus tue, et qu’elle puisse être mieux combattue. La France soutient les résolutions de l’Assemblée générale et du Conseil des droits de l’Homme sur ce sujet, et porte tous les deux ans à l’Assemblée générale des Nations unies une résolution sur les violences faites aux femmes où cette question est abordée. Elle soutient également fonds français Muskoka et a renouvelé sa contribution à hauteur de 10 millions d’Euros en 2017 pour la santé maternelle, infantile, sexuelle et reproductive, qui inclut la lutte contre ces mutilations.

C’est un sujet sur lequel vous pouvez continuer à compter sur l’engagement de la France.

Je vous remercie./.

publié le 06/02/2018

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