Mission avec le HCR en Géorgie

En tant que pays donateur du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), la France a participé à une mission en Géorgie du 2 au 7 novembre 2008.

Les participants représentant la Suisse, le Royaume–Uni, la Suède, les Etats-Unis, l’Irlande, la Finlande, l’Estonie, la Banque de développement du Conseil de l’Europe, la Commission européenne ont eu des échanges de vues au niveau ministériel, au niveau des autorités locales, et ont effectué des visites de terrain.

Les missions du HCR en Géorgie couvrent un spectre large d’activités relatives au traitement de tous les réfugiés. Elles portent sur le retour des Turcs meskhètes déportés en 1944, l’octroi de la citoyenneté géorgienne aux Tchétchènes, le soutien des déplacés internes des années 90, le suivi et le soutien des déplacés internes de 2008 et le suivi des personnes vivant dans la zone tampon.

Cette mission de terrain a fait prendre conscience aux participants de la différence significative de traitement entre les réfugiés des années 90 et ceux de 2008. Cette différence nourrit chez ceux qui sont déplacés depuis une quinzaine d’années et vivent dans des conditions extrêmement difficiles un ressentiment de plus en plus perceptible, mesuré à l’aune des efforts qui sont faits par les autorités géorgiennes pour être réactives et assumer leur responsabilités pour les déplacés de 2008.

La mission de terrain qui ne nous a permis, compte tenu de la situation, ni d’aller en Ossétie du Sud, ni en Abkhazie, nous a, au demeurant, montré les partenariats noués par le HCR avec plusieurs ONG qui tentent de répondre aux besoins importants des populations déplacées, notamment à l’approche de l’hiver. Ces ONG qui agissent dans des domaines diversifiés ( santé, éducation, amélioration de l’habitat, soutien à la lutte contre le froid) identifient les besoins et pourvoient à la mise en place de moyens même modestes capables d’atténuer les détresses. Les relations entre les différentes agences de l’ONU ont attesté de la complémentarité des rôles et de la nécessité que chacun des représentants des agences de l’ONU présentes en Géorgie puisse pleinement exercer ses missions.

publié le 05/11/2009

haut de la page