Migrations et droit des femmes

Migrations et droit des femmes

41ème session du Conseil des droits de l’Homme

Dialogue groupé avec le Rapporteur spécial sur les droits de l’Homme des migrants

Intervention de la France

Genève, 25 juin 2019

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Rapporteur spécial sur les droits de l’Homme des migrants,

La France vous remercie de votre rapport sur la situation des femmes et des filles dans le contexte des migrations.

Le nombre de migrants dans le monde a atteint 258 millions en 2017, dont environ 48% de femmes. Si les raisons qui poussent les femmes à émigrer sont souvent les mêmes que pour les hommes, votre rapport insiste à juste titre sur la dimension genrée des migrations, longtemps laissée de côté dans les politiques encadrant le phénomène. Comme vous le soulignez, les femmes et les filles migrantes sont davantage exposées et touchées de manière disproportionnée par les discriminations, les mauvais traitements et les violences fondés sur le genre, y compris la traite des êtres humains. Plus largement, les femmes et les filles migrantes sont particulièrement exposées à des stéréotypes fondés sur le genre, qui ont de fortes implications économiques, culturelles et sociales, souvent à leur détriment.

C’est pourquoi les politiques liées à la migration devraient prendre en compte les besoins des femmes et des filles migrantes, et permettre de prévenir les violations des droits de l’Homme dont elles peuvent être victimes. En France, les autorités subventionnent des associations ayant pour objet spécifique l’aide et l’accompagnement des femmes migrantes. Une attention particulière est accordée aux demandeurs d’asile en situation de vulnérabilité, qui concerne en particulier les femmes, notamment les femmes enceintes ou celles victimes de traite. C’est le cas par exemple au stade de l’enregistrement de la demande d’asile, via une évaluation de la vulnérabilité de la personne pour déterminer ses besoins particuliers en matière d’accueil et d’hébergement.

La France, particulièrement engagée dans la lutte contre les discriminations contre les femmes, appelle tous les Etats à prendre en compte les enjeux liés au genre dans leur politique migratoire et à respecter leurs engagements au titre des conventions internationales auxquelles ils ont souscrit, notamment la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, dont nous célébrons cette année les 40 ans.

Monsieur le Rapporteur spécial,

Auriez-vous des exemples de bonnes pratiques quant à la mise en œuvre de politiques de protection des droits des femmes et des filles en contexte de migration ?

Je vous remercie.

Dernière mise à jour le : 22 juillet 2019
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