Lutte contre la résistance aux antimicrobiens

L’Organisation des Nations Unies a annoncé hier la création du groupe de coordination inter-institutions pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens, tel que demandé par les Etats membres dans la Déclaration politique issue de la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la résistance aux agents antimicrobiens, adoptée en octobre 2016.

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La Vice-secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohammed (à gauche), au côté de la Directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Chan, lors d’une conférence de presse sur la résistance aux antimicrobiens. Photo : ONU / Mark Garten

Ce groupe de coordination inter-institutions est chargé de donner des indications pratiques quant aux approches à suivre pour que l’action mondiale menée pour lutter contre la résistance aux agents antimicrobiens soit efficace et durable.

Il sera co-présidé par la Vice-secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohammed, et la Directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé, Margaret Chan. Le groupe sera composé de représentants de haut niveau d’agences de l’ONU et d’autres organisations internationales et d’experts individuels, afin de promouvoir une approche multi-sectorielle (santé humaine, santé animale, agriculture et environnement).

La France est pleinement engagée dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens, menace croissante pour la santé mondiale et l’atteinte des objectifs du développement durable. A l’échelle mondiale, les résistances microbiennes seraient actuellement responsables de 700 000 morts par an.

  • Au niveau européen, la France porte un projet de mécanisme d’encadrement spécifique, associé à un modèle économique soutenable, pour le développement de nouveaux produits.
  • Au niveau national, la France a lancé en novembre 2016 un programme interministérielpour maîtriser l’antibiorésistance. Ce programme associe les ministères de l’environnement, de l’énergie et de la mer ; de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche ; des affaires sociales et de la santé et de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt. Cela démontre ainsi que seule une approche multi-sectorielle, suivant le principe « Une seule santé », permet d’apporter une réponse efficace à la résistance antimicrobienne.

publié le 17/03/2017

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