Libye : graves violations des droits humains et du droit humanitaire

42ème session du Conseil des droits de l’homme

Dialogue sur la Libye

Intervention de la France

Genève, 25 septembre 2019

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Président,
Madame la Haut-Commissaire,

La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne et remercie la Haut-Commissaire pour son exposé éclairant.

La situation humanitaire en Libye reste particulièrement préoccupante. De graves violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire y sont commises, susceptibles pour certaines de constituer des crimes de guerre. La France est en particulier préoccupée par les attaques indiscriminées ou ciblées à l’égard des infrastructures humanitaires et civiles - y compris médicales - et leur utilisation à des fins militaires. Elle rappelle à toutes les parties leurs obligations au regard du droit international humanitaire, y compris la garantie d’un accès complet, sûr, sans entrave et durable aux services et personnels humanitaires pour apporter assistance aux personnes les plus vulnérables.

Les droits les plus fondamentaux continuent d’être bafoués, notamment à l’encontre des déplacés internes, migrants et réfugiés. De nombreux cas de torture, détention arbitraire, violences sexuelles et fondées sur le genre, ainsi que des atteintes aux libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique continuent d’être rapportés. Et le plus souvent, les victimes sont dans l’impossibilité d’obtenir réparation en justice.

La lutte contre l’impunité constitue une des clés de résolution du conflit. La poursuite et la condamnation des auteurs de ces crimes sont nécessaires à la reconstruction pérenne et restauration d’une vie démocratique. Le soutien à l’établissement d’institutions judiciaires indépendantes et fortes constitue un gage de stabilité pour la Libye.

La résolution durable de ces défis passe par la recherche d’une issue politique à la crise libyenne. La France est engagée en soutien au plan en trois phases présenté par le Représentant spécial du Secrétaire général, M. Ghassan Salamé, devant le Conseil de Sécurité le 29 juillet dernier. L’unité de la communauté internationale est essentielle. C’est dans cet esprit que la France a pris, avec l’Italie, l’initiative d’organiser une réunion ministérielle en marge de de l’AGNU qui constituera une contribution à la conférence de Berlin et à la conférence inter-libyenne.

Je vous remercie.

Dernière mise à jour le : 26 septembre 2019