Enjeux de la 108ème session de la Conférence Internationale du Travail

Enjeux de la 108ème session de la Conférence Internationale du (...)


La 108ème session de la Conférence internationale du travail se tiendra du 10 au 21 juin à Genève. Elle célébrera le centenaire de l’Organisation internationale du travail (OIT).

Le Président de la République française, Emmanuel Macron, interviendra lors du segment de haut niveau, le mardi 11 juin.

La Conférence internationale du travail devrait aboutir à l’adoption de deux textes fondamentaux pour l’avenir du travail :

-  La « Déclaration du Centenaire »
-  Une convention complétée par une recommandation sur la violence et le harcèlement contre les femmes et les hommes dans le monde du travail

La Déclaration du Centenaire

Pour la France, le centenaire de l’OIT doit permettre de réaffirmer le mandat normatif et le fonctionnement tripartite de l’Organisation, pour affronter l’avenir du travail et la replacer au cœur de la gouvernance mondiale du système multilatéral.

La déclaration qui sera négociée devra être concise et ambitieuse, sans porter atteinte aux objectifs et principes de la « Déclaration de Philadelphie ».

La Convention sur la violence et le harcèlement contre les femmes et les hommes dans le monde du travail

Une première discussion sur ce thème a eu lieu l’an passé lors de la 107ème session de la conférence internationale du travail : le principe d’une convention, complétée par une recommandation, avait été adopté. Cette année étant celle de la célébration du Centenaire, un succès est souhaité. En effet, il n’y a pas eu d’adoption d’une norme depuis 2011 par la Conférence internationale du travail. La dernière norme adoptée en 2011 était la norme n°189 sur les « travailleuses et travailleurs domestiques ».

Le Président de la République a fait de la lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes la grande cause de son quinquennat. L’adoption de la convention visant à lutter contre la violence et le harcèlement contre les femmes au travail est donc une priorité de la France.

Comme l’an passé, la France assurera le rôle de porte-parole de l’Union Européenne dans la commission normative où sera négociée la convention.

Malgré les divergences de vues entre les Etats, la France souhaite qu’un consensus puisse être trouvé pour faire de cette convention un outil efficace pour mettre fin aux violences et au harcèlement au travail.

La France et l’Organisation Internationale du Travail

La France jouit traditionnellement au sein de l’OIT d’une grande influence. Depuis sa création, le Bureau international du travail aura été dirigé pendant 28 ans par des Français (Albert THOMAS, 1919-1932 ; Francis BLANCHARD, 1974-1989).

La France s’est beaucoup investie pour faire progresser la diffusion des principes et droits fondamentaux du travail dans le monde : elle a apporté un soutien très actif à l’adoption de nouvelles normes du travail depuis le début de leur élaboration.

Dans le cadre de sa présidence du G7 cette année, la France a soutenu le rôle primordial de l’OIT pour une mondialisation socialement juste. L’OIT est pleinement associée aux travaux du G7 social.

Les relations entre la France et l’OIT sont également très étroites en raison de notre pratique du tripartisme, de notre approche traditionnellement active à l’égard des problèmes sociaux et de notre affinité avec l’OIT sur son activité normative centrée sur les droits.

Dernière mise à jour le : 25 juillet 2019
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