« Le pouvoir du choix : les droits reproductifs et la transition démographique »

Le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) a publié le 18 octobre un rapport sur l’importance des droits sexuels et reproductifs, plus spécifiquement le « droit de choisir », pour atteindre un niveau idéal de fécondité et de développement.

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« Le droit de choisir » comme facteur d’autonomisation des femmes et de développement des sociétés

Le rapport décrit la transition mondiale d’un fort taux de natalité vers une plus faible fécondité. La santé et les droits sexuels et reproductifs ont progressé de manière constante dans de nombreuses régions du monde, reflétant une plus grande liberté de la population en matière de procréation. Aujourd’hui, dans de nombreuses régions, on choisit plus facilement le nombre d’enfants que l’on souhaite avoir, et à quel moment.

Toutefois, des fortes disparités demeurent sur le plan de la fécondité, tant entre les pays qu’au sein même des frontières nationales. Selon le FNUAP, « il reste encore beaucoup à faire pour assurer l’exercice universel des droits reproductifs ».

Le rapport souligne l’importance d’une fécondité choisie et maitrisée pour la société, car c’est un accélérateur de progrès, de prospérité et de développement durable et équitable. Pour garantir cela, il est essentiel que la population dispose d’informations appropriées et de moyens de contrôler les naissances. L’éducation complète à la sexualité et la mise en place de services de santé de bonne qualité, respectueux des droits reproductifs et sexuels et accessibles à tous sont donc essentiels.

Le Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD), adopté en 1994, affirmait la volonté d’atteindre l’universalisation des droits sexuels et reproductifs. Par ailleurs, dans le cadre de l’Agenda 2030, l’une des cibles spécifiques des 17 Objectifs du développement durable (ODD) porte sur la santé sexuelle et reproductive et les droits en matière de reproduction.

La France défend fermement la santé et les droits sexuels et reproductifs.

Depuis 2016, la France dispose d’une stratégie pour l’Action extérieure de la France sur les enjeux de population, de droits et santé sexuels et reproductifs. Cette stratégie poursuit trois objectifs prioritaires :
-  améliorer les cadres normatifs internationaux, régionaux et nationaux en matière de droits sexuels et reproductifs ;
-  augmenter l’accès aux méthodes modernes de contraception par une approche intégrée ;
-  faciliter l’accès des adolescents et des jeunes aux services de santé sexuelle et reproductive afin de réduire les pratiques néfastes.

La France s’attache à promouvoir la santé et les droits sexuels et reproductifs en s’assurant, par exemple, de manière systématique, de leur prise en compte dans les activités des organisations de santé (OMS, ONUSIDA, Fonds mondial, Gavi, Unitaid). Au-delà du domaine de la santé, la France s’assure également de la prise en compte transversale de ces sujets, dans les contextes de crise humanitaire ou encore au Conseil des droits de l’Homme.

publié le 19/10/2018

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