Le XXIe siècle compte 14 des 15 années les plus chaudes...

Genève, le 2 février 2015 (OMM) – Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), 2014 a battu tous les records de chaleur, dans le contexte d’une tendance continue au réchauffement.
Après avoir regroupé les meilleurs ensembles internationaux de données, l’OMM a observé que l’écart de température entre les années les plus chaudes n’était que de quelques centièmes de degré – une valeur inférieure à la marge d’incertitude.

En 2014, la température moyenne de l’air à la surface du globe (terres émergées et océans confondus) a dépassé de quelque 0,57 degré Celsius (1,03 degré Fahrenheit) la moyenne calculée pour la période de référence 1961-1990, qui est de 14,00 °C (57,2 °F). À titre de comparaison, d’après les calculs de l’OMM, les températures de 2010 étaient supérieures de 0,55 °C (1,00° F) à la moyenne et celles de 2005 de 0,54 °C (0.98° F). La valeur de la marge d’incertitude était évaluée à 0,10 °C (0,18 °F).

« La tendance globale au réchauffement est plus importante que le classement de telle ou telle année » a déclaré le Secrétaire général de l’OMM, Michel Jarraud. « Il ressort de l’analyse des jeux de données que 2014 est, en regard des valeurs nominales, l’année la plus chaude jamais observée, bien qu’il y ait très peu de différence entre les trois années les plus chaudes ».

Environ 93 % de la chaleur piégée dans l’atmosphère par les gaz à effet de serre provenant de l’exploitation des combustibles fossiles et autres activités humaines est stockée dans les océans. Le contenu thermique des océans joue par conséquent un rôle fondamental dans le système climatique. La température moyenne à la surface des océans a atteint de nouveaux records en 2014.

Il est à noter que 2014 a connu des températures élevées en l’absence d’un véritable épisode El Niño. Ce phénomène, qui réchauffe le climat, survient lorsque des températures de surface de la mer plus élevées que la normale dans l’est du Pacifique tropical interagissent avec les systèmes de pression atmosphériques. L’année 1998 – la plus chaude avant le XXIe siècle – a été marquée par des températures élevées en même temps qu’un épisode El Niño de forte intensité.

M. Jarraud a expliqué qu’en 2014, certains pays avaient été victimes de vagues de chaleur records associées à des pluies torrentielles et à des inondations de grande ampleur tandis que d’autres avaient souffert de la sécheresse, et que cette situation s’inscrivait dans la logique d’un climat en évolution.

Retrouvez un communiqué et des informations complètes sur le site de l’OMM :

publié le 15/02/2016

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