La vigilance de la communauté internationale est nécessaire

35ème session du Conseil des droits de l’Homme

Dialogue interactif individuel avec la Rapporteure spéciale pour la Birmanie

Intervention de la France

Genève, le jeudi 15 juin 2017

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Président,

Madame la Rapporteure spéciale,

La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne.

Merci beaucoup, Mme la Rapporteure, pour votre présentation de la situation des droits de l’Homme en Birmanie.

La France réitère sa profonde préoccupation sur la situation des droits de l’Homme en Birmanie, en particulier les discriminations inacceptables subies par les personnes appartenant à la minorité Rohingya. La vigilance de la communauté internationale est nécessaire. Les violences systématiques ont poussé quelque cent mille personnes à fuir depuis octobre. Les exactions attribuées à l’armée doivent cesser durablement et les responsables devront répondre de leurs actes devant la justice. C’est une condition indispensable à une réconciliation durable et apaisée.

La France appelle la Birmanie à pleinement coopérer avec la mission d’établissement des faits et à faciliter ses travaux pour faire toute la lumière sur ces violences.

La France salue néanmoins l’accueil positif réservé aux premières recommandations de la Commission consultative pour l’Arakan, présidée par Kofi ANNAN, et encourage la Birmanie à les mettre en œuvre au plus vite.

La France est également très préoccupée par les déplacements de populations à la frontière chinoise (Etats Shan et Kachin) dus aux combats entre les guérillas ethniques et l’armée et soutient le processus engagé par les autorités birmanes en vue d’un règlement politique de ces conflits.

Enfin, si des avancées ont été observées, notamment la libération de près de 300 prisonniers politiques et l’abolition des lois les plus liberticides, d’importants défis demeurent. La France salue l’interdiction récente du mouvement Mabatha et souhaite le retrait des quatre lois de protection de la race et de la religion que le mouvement avait fait adopter en 2015.

L’action des Nations Unies auprès de la Birmanie est essentielle et nous souhaitons rappeler l’importance de l’établissement d’un Bureau du Haut-Commissariat à Rangoun pour accompagner la Birmanie dans la transition.

À cet égard, Madame la Rapporteure spéciale, comment peut-on vous aider encore davantage dans la mise en œuvre de votre mandat ?

Je vous remercie./.

publié le 16/06/2017

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