La tenue des élections en RDC cette année est cruciale

34ème session du Conseil des droits de l’homme

Dialogue interactif sur la situation des droits de l’Homme en République démocratique du Congo

Intervention de la France - Mercredi 22 mars 2017

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Président,

La France s’associe à la déclaration prononcée par l’Union européenne.

La France est très préoccupée par la forte dégradation de la situation des droits de l’Homme en République démocratique du Congo, dont le Secrétaire général des Nations Unies fait état dans son dernier rapport.

Alors que 2017 constitue une année clé pour la consolidation de la démocratie en RDC, la France condamne vivement les violences perpétrées en septembre et décembre 2016, qui ont entraîné le décès de nombreuses personnes. La France rappelle que le respect des droits de l’Homme est essentiel pour permettre la tenue d’élections libres et transparentes.

La recrudescence des violences commises par les groupes armés dans l’Est ainsi que l’extension de violences à d’autres régions, constituent également des motifs de grave préoccupation. La France condamne fermement les violences commises dans les Kasaï, qui pourraient constituer des crimes de guerre.

La France rappelle que les responsables de violations des droits de l’Homme, quels qu’ils soient, doivent en répondre devant la justice. La France souligne la responsabilité première des autorités pour le respect des droits de l’Homme et la protection des populations, et les appelle à prendre toutes les mesures en ce sens.

Monsieur le Président,

La tenue des élections en RDC cette année est cruciale. La France est préoccupée par les retards pris dans la mise en œuvre de l’accord du 31 décembre et appelle l’ensemble des parties à respecter leurs engagements. La nomination du Premier ministre présenté par le Rassemblement de l’opposition et la mise en œuvre des mesures de confiance, notamment la libération des prisonniers politiques, la fin du harcèlement judiciaire des opposants et la liberté de la presse, sont une priorité.

Dans ce contexte, il est important que le Conseil des droits de l’Homme maintienne son attention sur la RDC pour encourager une dynamique positive.

Je vous remercie./.

publié le 22/03/2017

haut de la page