La solution à la crise libyenne ne peut être que politique

34ème session du Conseil des droits de l’homme

Dialogue interactif sur la Libye avec le Haut-Commissaire aux droits de l’Homme

Intervention de la France - Mardi 21 mars 2017

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Haut-Commissaire,

La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne.

Elle soutient votre travail d’enquête sur les violations des droits de l’Homme commises en Libye depuis 2014 et d’appui aux autorités libyennes.

Le HCDH doit pouvoir se rendre partout en Libye, si les conditions de sécurité sont réunies. La France encourage les autorités à coopérer pleinement avec ses équipes.

La situation sécuritaire continue de se dégrader.

La communauté internationale doit apporter son plein soutien au peuple libyen dans ses efforts pour construire un Etat de droit.

La signature de l’accord de Skhirat en décembre 2015 a constitué une avancée majeure vers la réconciliation nationale. Il faut désormais encourager les efforts des parties libyennes pour amender cet accord afin que les institutions qui en sont issues, seules reconnues par la communauté internationale, puissent répondre aux besoins de tous les Libyens et représenter l’ensemble des composantes régionales et politiques du pays.

La France soutient les efforts en ce sens de la médiation des Nations Unies, avec l’appui des pays voisins. Elle reste convaincue que la solution à la crise libyenne ne peut être que politique.

La France estime en outre que la lutte contre l’impunité constitue une composante essentielle du processus de réconciliation nationale et de construction d’un Etat de droit en Libye. La coopération de la Libye avec la Cour Pénale Internationale est à cet égard fondamentale. Il est indispensable que les personnes responsables des crimes les plus graves puissent rendre des comptes devant la justice internationale si la justice nationale n’est pas en mesure de les juger.

Il est par ailleurs indispensable d’aider le Conseil présidentiel à restaurer le fonctionnement du système judiciaire et à prendre toutes les mesures nécessaires pour que les responsables des crimes et des violations des droits de l’Homme répondent de leurs actes devant la justice nationale.

Je vous remercie./.

publié le 21/03/2017

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