La réinstallation, outil essentiel de protection des réfugiés

La France co-préside, avec le Haut-Commissariat des Nations unies les réfugiés (HCR), le Groupe restreint pour la réinstallation et des voies complémentaires renforcées le long de la route de la Méditerranée centrale. Ce groupe s’est réuni pour la troisième fois le 11 décembre 2017.

Groupe restreint pour la réinstallation et des voies complémentaires renforcées le long de la route de la Méditerranée centrale

En septembre 2017, environ 277 000 réfugiés présents dans 15 pays situés le long de la route menant à la Méditerranée centrale, avaient besoin d’être réinstallés, depuis l’Afrique de l’ouest, l’Afrique de l’Est, et l’Afrique du Nord. Le Haut-Commissariat des Nations unies les réfugiés, (HCR) demande 40 000 places de réinstallation prioritaires pour les réfugiés présents dans les pays concernés.

Pour répondre à ce défi, le HCR a mis en place en septembre 2017 un groupe de travail restreint sur la réinstallation et les voies complémentaires d’admission depuis les pays se trouvant sur les routes migratoires menant à la Méditerranée centrale. Présidé par la France, en partenariat avec le HCR, ce groupe vise à renforcer et à coordonner les efforts des Etats en la matière, avec trois objectifs :

  • L’accroissement des possibilités de réinstallation et des voies d’admission complémentaires depuis les sous-régions identifiées ;
  • Le partage de bonnes pratiques pour les Etats ;
  • L’appui aux efforts des pays d’accueil pour l’amélioration de l’environnement de protection et la recherche de solutions locales.

Ce groupe comprend les pays de réinstallation dans le monde, l’Union européenne, ainsi que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

La France invite tous les Etats à contribuer à cet effort collectif.

Qu’est-ce que la réinstallation ?

La réinstallation est un outil important de protection internationale pour les réfugiés à risque dans leur premier pays d’asile. Lors de leur réinstallation, les réfugiés sélectionnés sont transférés de ce pays vers un autre État qui accepte de les accueillir et leur accorde un statut de résident permanent. Ce statut leur garantit une protection juridique et physique.

La réinstallation permet non seulement d’offrir une protection aux réfugiés qui en ont besoin et, d’éviter qu’ils n’empruntent des routes périlleuses, mais aussi de contribuer à l’effort collectif en matière d’accueil des réfugiés et de partage des responsabilités. C’est un mécanisme de solidarité internationale.

Pour en savoir plus sur la réinstallation, visiter le site internet du HCR

Mobilisation de la France

Les engagements pris par la France en matière de réinstallation s’inscrivent dans le cadre de sa mobilisation pour une réponse renforcée aux défis sur les routes migratoires menant à la Méditerranée centrale, et une plus grande protection des personnes qui en ont le besoin, dans la lignée de la Déclaration conjointe adoptée le 28 août 2017 à Paris.

En étroite coopération avec le HCR, la France s’est engagée en effet à offrir 10 000 places de réinstallation d’ici 2019 pour des réfugiés notamment en provenance de Turquie, du Liban, du Niger, du Tchad ainsi que des réfugiés évacués de Libye vers le Niger.

Parmi eux, 3 000 seront accueillis à partir du Niger et du Tchad, suite à des missions de protection de l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA), qui a effectué ses premières missions au cours des dernières semaines.

Une mission au Niger a notamment eu lieu pour entendre les premiers réfugiés évacués de Libye. Le Ministère de l’intérieur (Direction générale des étrangers en France) qui coordonne les opérations de réinstallation, est en train d’organiser, en lien avec le HCR et l’OIM, les prochaines arrivées en France.

La mise en place de la réinstallation bénéficie du soutien financier de l’Union Européenne, via le Fonds asile, migration, intégration.
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La France et le HCR entretiennent un dialogue régulier et une coopération nourrie, afin de répondre au défi du déplacement forcé de populations dans le monde.

En savoir plus :

publié le 14/12/2017

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