Mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles

La journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes a lieu le 25 novembre.

Les violences faites aux femmes et aux filles constituent un obstacle persistant au développement humain et économique et à la mise en œuvre des objectifs du développement durable.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que ces violences entraînent des problèmes de santé physique, mentale, sexuelle, reproductive chez les femmes victimes et peuvent accroître leur vulnérabilité au VIH.

Mobilisation internationale

Mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles dans le monde constitue un impératif des droits de l’Homme. La France demeure engagée dans la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles. Elle a été à l’initiative, avec les Pays-Bas, de la dernière résolution sur la violence domestique adoptée par l’assemblée générale des Nations unies en 2016. Elle soutient activement la campagne d’ONU Femmes #16days, se déroulant du 25 novembre au 10 décembre, contre la violence fondée sur le genre.

La France appelle tous les États à ratifier et mettre en œuvre sans réserve la convention des Nations unies pour l’élimination des discriminations à l’égard des femmes et à ratifier la convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique.

Agenda 2030 et objectifs du développement durable

La Mission de la France auprès des Nations Unies à Genève se mobilise en faveur de la mise en œuvre des objectifs du développement durable, et en particulier de l’Objectif N°5 : « Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles ». Elle soutient depuis le début l’initiative « International Gender Champions ». Mme Elisabeth Laurin, Ambassadeur, Représentant permanent de la France auprès des Nations unies à Genève, fait partie des 138 « Champions » de l’initiative. Ces derniers s’engagent à promouvoir la parité dans les panels des évènements organisés au sein de la Genève internationale, et prennent d’autres engagements très concrets.

La lutte contre les violences faites aux femmes permet également l’atteinte de l’Objectif N°3 : « Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge ». La France salue à cet égard l’adoption d’une nouvelle recommandation générale du comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, qui établit notamment que « les atteintes à la santé et aux droits des femmes en matière de sexualité et de procréation, [...] sont des formes de violence sexiste qui, suivant les circonstances, peuvent être assimilées à de la torture ou à un traitement cruel, inhumain ou dégradant ».

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Au plan national

Le gouvernement français a ouvert une consultation citoyenne en vue de présenter au parlement un projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles en 2018. Chaque citoyen aura la possibilité de participer à l’élaboration de cette nouvelle loi dans le cadre du Tour de France de l’Egalité. La secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a lancé le 26 octobre 2017 une campagne de sensibilisation sur les violences sexistes et sexuelles.

publié le 24/11/2017

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