La France salue le chemin parcouru en Guinée

34ème session du Conseil des droits de l’homme

Dialogue interactif sur la situation des droits de l’Homme en Guinée

Intervention de la France - Mercredi 22 mars 2017

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Président,

La France s’associe à la déclaration prononcée par l’Union européenne.

Depuis 2010, le Conseil des droits de l’Homme a assuré un suivi régulier de la situation des droits de l’Homme en Guinée, suivi renforcé par l’assistance technique fournie par le bureau local du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme.

Le dialogue d’aujourd’hui permet de dresser un bilan positif de ces actions, qui ont permis d’accompagner les efforts des autorités guinéennes en faveur du rétablissement de l’Etat de droit et d’un meilleur respect des droits de l’Homme.

La France salue le chemin parcouru, tout en rappelant que des efforts restent nécessaires pour pleinement garantir les droits fondamentaux en Guinée.

La lutte contre l’impunité constitue à cet égard une priorité, en particulier pour les responsables des graves violations commises en septembre 2009. La mobilisation de la société civile et l’engagement des autorités ont déjà abouti à des développements importants sur le plan judiciaire. La France encourage les autorités guinéennes à poursuivre en ce sens et à prendre toutes les mesures nécessaires pour que se tienne enfin le procès attendu par les victimes depuis plus de sept ans.

Au-delà du cas spécifique de cet événement tragique, la lutte contre l’impunité doit demeurer un objectif constant des autorités guinéennes, notamment quand ce sont des représentants de l’Etat qui se rendent coupables de violations : c’est en effet indispensable pour renforcer la confiance entre les forces de sécurité et la population, et consolider ainsi l’Etat de droit.

Des réformes importantes ont commencé à être menées pour renforcer le système judiciaire et rendre la législation guinéenne davantage conforme aux standards internationaux : l’adoption l’an passé d’un nouveau code pénal, qui ne prévoit plus la peine de mort et incrimine la torture, en témoigne.

Beaucoup a été fait par les autorités guinéennes, et la poursuite de ces efforts est importante pour une amélioration durable de la situation des droits de l’Homme en Guinée.

La France encourage les autorités à rester mobilisées en faveur de cet objectif, et continuera à cet égard à leur apporter son appui technique et financier, à titre bilatéral et en soutenant l’action du bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme.

Je vous remercie./.

publié le 11/07/2017

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