La France reste préoccupée par la situation des droits de l’Homme au Burundi

La France reste préoccupée par la situation des droits de l'Homme au (...)

41ème session du Conseil des Droits de l’Homme

Dialogue interactif avec la Commission d’enquête internationale sur le Burundi

Intervention de la France

Genève, 2 juillet 2019

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Président,

La France remercie la Commission d’enquête internationale pour sa présentation.

La France reste préoccupée par la situation des droits de l’Homme au Burundi. Nous appelons les autorités burundaises à respecter les libertés d’expression, de réunion et d’association et à prendre les mesures nécessaires pour garantir à la sphère politique et à la société civile la possibilité de participer activement à la vie publique de leur pays.

Le Burundi ne retrouvera le chemin de la stabilité qu’avec l’organisation d’élections libres et inclusives en 2020. Nous saluons l’engagement du Président Nkurunziza à ne pas se représenter, et la reconnaissance, en février dernier, du principal parti d’opposition. Des gestes supplémentaires sont nécessaires, notamment en assurant à tous les partis un libre accès au territoire burundais et en respectant les droits des opposants.

Nous invitons les autorités burundaises à coopérer avec les mécanismes des Nations Unies. Nous avons exprimé notre regret quant à la décision des autorités burundaises de fermer le bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme à Bujumbura, qui assurait un travail utile de suivi de la situation des droits de l’Homme au Burundi. Dans ce contexte, la coopération des autorités burundaises avec la commission d’enquête internationale est plus que jamais nécessaire, afin de restaurer le dialogue avec les Nations Unies.

Nous appelons enfin le gouvernement burundais à s’atteler à mener des poursuites contre les auteurs des graves violations des droits de l’Homme rapportées par la commission d’enquête, afin que ces crimes ne restent pas impunis. Il est indispensable que les responsables de violations répondent de leurs actes devant la justice, quelle que soit leur affiliation.

Je vous remercie.

Dernière mise à jour le : 22 juillet 2019
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