La France préoccupée par la situation des droits de l’Homme au Burundi

39ème session du Conseil des droits de l’Homme

Dialogue interactif avec le Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme sur la situation au Burundi

Intervention de la France

Genève, 11 septembre 2018

La version prononcée fait foi.

Madame la Haut-Commissaire,

La France remercie le Bureau du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme pour son travail.

Il y a un an, le Burundi avait soutenu l’adoption de la résolution 36/02 qui prévoyait le déploiement de trois experts du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme pour assister les autorités burundaises dans l’amélioration de la situation des droits de l’Homme et la lutte contre l’impunité. La France regrette qu’en dépit de l’engagement qu’elles avaient pris, les autorités burundaises aient finalement empêché les experts de faire leur travail en annulant de manière injustifiée leurs visas.

La France déplore que le Burundi, qui est pourtant membre du Conseil des droits de l’Homme, refuse de coopérer avec les mécanismes créés par ce Conseil. Nous invitons le Burundi à rétablir une coopération pleine et entière avec le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme. Ceci passe également par la reprise des discussions avec le Haut-Commissariat afin de finaliser l’accord de siège prévu depuis plus d’un an.

La France reste très préoccupée par la situation des droits de l’Homme au Burundi. Nous invitons les autorités burundaises à prendre sans plus tarder les mesures nécessaires pour que les auteurs de violations des droits de l’Homme, quelle que soit leur affiliation, répondent de leurs actes devant la justice. Il ne saurait y avoir de solution à la crise politique que connaît le Burundi depuis 2015 sans des mesures fortes pour lutter contre l’impunité.

Je vous remercie.

publié le 11/09/2018

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