CDH36 - La France, préoccupée par la persistance des crises

36ème session du Conseil des droits de l’Homme

Débat général (point 4)

Intervention de la France

Genève, le mardi 19 septembre 2017

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Haut-Commissaire,

La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne et reviendra sur les situations abordées dans le cadre des dialogues inter-actifs.

La France est particulièrement préoccupée par la persistance des crises les plus graves, où les violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire sont systématiques, qu’il s’agisse de la Syrie, où l’abjection du régime va jusqu’à recourir à des armes chimiques au mépris de toutes les obligations internationales contre sa population sans oublier les exactions innommables de Daesh, du Yémen où la situation ne cesse d’empirer et du Soudan du Sud. Il est inacceptable que des populations souffrent autant. Cela doit cesser. Les responsables de ces atrocités doivent répondre de leurs actes devant la justice.

En dehors des zones de conflits, de trop nombreux rapports nous interpellent sur de graves violations des droits de l’Homme. Je pense à la Corée du Nord où la liberté et la dignité humaines restent systématiquement bafouées, à la situation très préoccupante au Burundi et en Birmanie, mais aussi aux violences perpétrées en RDC, dans la région des Kasaï. Dans certains pays, la situation se dégrade : au Venezuela, où l’opposition est très durement réprimée, ou encore aux Philippines où le nombre d’exécutions extrajudiciaires n’a cessé d’augmenter.

Les restrictions pesant sur l’espace accordé à la société civile notamment en Chine, en Russie, en Turquie persistent – la France continuera à accorder la plus grande priorité à la protection des défenseurs des droits de l’Homme partout dans le monde. Nous connaissons les défis auxquels est confrontée l’Egypte, notamment dans la lutte contre le terrorisme. Néanmoins, cette lutte doit s’inscrire dans le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales.

Une attention particulière doit être par ailleurs accordée aux atteintes graves aux droits des personnes LGBTI, les relations homosexuelles étant encore pénalisées dans plus de 70 pays.
D’autre part, alors que la Mongolie est devenue le 106ème État ayant aboli la peine de mort, la France rappelle son engagement pour l’abolition universelle de ce châtiment injuste, inhumain et inefficace, qui demeure encore trop utilisé.

Notre Conseil doit rester saisi de ces situations pour défendre l’universalité des droits de l’Homme et contribuer à répondre aux crises les plus graves.

Je vous remercie./.

publié le 20/09/2017

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