CDH38 - Point 2 de l’ordre du jour - Intervention de la France

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38ème session du Conseil des droits de l’Homme

Dialogue avec le Haut-Commissaire aux droits de l’Homme
sous le point 2 de l’ordre du jour

Intervention de la France

Genève, le mardi 19 juin 2018

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Haut-Commissaire,

Je vous remercie pour votre intervention, qui reflète l’engagement sans faille dont vous avez fait preuve pendant votre mandat en faveur des droits de l’Homme, [engagement que je tiens tout particulièrement à saluer].

1- Comme vous le soulignez, il est essentiel que les Etats coopèrent avec vous et les mécanismes de ce Conseil, notamment en donnant accès à leur territoire.

Nous appelons les Etats à suivre les exemples positifs que vous mentionnez, tels que l’Ethiopie, l’Arménie ou encore la Tunisie.

Face aux violations graves commises en particulier dans l’Arakan à l’encontre des populations Rohingyas, il est essentiel que le HCDH et les procédures spéciales accèdent au territoire birman. La France réitère son soutien à la transition démocratique en Birmanie et salue l’accord conclu entre le gouvernement, le HCR et le PNUD, étape importante pour le retour des réfugiés.

La coopération est tout aussi essentielle dans le cadre des processus électoraux. Il en va ainsi du Cambodge, où la situation des droits de l’Homme est préoccupante à l’approche des élections. De même, en RDC, nous appelons à ce que les élections se tiennent dans le calendrier prévu et selon un processus libre et transparent. Nous saluons par ailleurs le travail de l’équipe d’experts internationaux enquêtant sur la situation aux Kasaï.

Notre Conseil doit également être en mesure de suivre attentivement la situation préoccupante des droits de l’Homme au Burundi ou encore au Soudan du Sud, la situation des quelques quatre millions de déplacés internes et réfugiés de ce dernier pays étant particulièrement critique, et appelant à une plus grand coopération.

2- La coopération avec le HCDH et les procédures spéciales est tout aussi indispensable pour progresser ensemble sur certains thèmes cruciaux.

Je pense, notamment, à la protection des défenseurs des droits de l’Homme et des journalistes, 20 ans après l’adoption de la déclaration sur les défenseurs des droits. Ces voix indépendantes doivent bénéficier d’un environnement favorable à leurs activités.

Le Conseil doit aussi poursuivre son action pour promouvoir la liberté et la dignité des femmes et des filles, ainsi que les droits des personnes LGBTI.

C’est pour défendre ces priorités que la France est candidate à un nouveau mandat au sein de ce Conseil pour la période 2021-2023.

Je vous remercie./.

publié le 19/06/2018

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