La France engagée contre la traite des êtres humains

A l’occasion de la journée mondiale de la dignité des victimes de la traite des êtres humains, qui se tient le 30 juillet chaque année, la France réaffirme son engagement à lutter contre la traite des êtres humains, sous toutes ses formes.

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Selon les Nations unies et le Conseil de l’Europe, la traite des êtres humains serait la troisième forme de trafic la plus rémunératrice dans le monde après le trafic de drogue et la contrefaçon. La traite générerait un profit de 32 milliards de dollars par an et chaque année, 2,5 millions de personnes, principalement des femmes et des enfants, seraient recrutées et exploitées à travers le monde.

Face à l’ampleur de la traite des êtres humains, qui constitue l’une des violations les plus graves des droits de l’Homme et de la dignité humaine, la France agit :

  • Au niveau national, la France a mis en place depuis 2012 une politique publique de lutte contre la traite des êtres humains sous toutes ses formes. Elle s’est traduite par le renforcement de la législation, la création en 2013 de la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (MIPROF) et par l’adoption d’un premier plan d’action national contre la traite en 2014. Le deuxième plan d’action national contre la traite est en cours d’élaboration et devrait être finalisé d’ici la fin de l’année.
  • Au niveau international, la France soutient activement l’universalisation et la mise en œuvre effective du Protocole additionnel de la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée (UNTOC, dite "Convention de Palerme"), qui est le seul instrument juridique contraignant universel de lutte contre la traite des êtres humains. Elle appelle tous les Etats à ratifier et à mettre en œuvre cet instrument.
  • Dans le cadre du Conseil des droits de l’Homme, la France a soutenu la création d’un mandat de Rapporteur spécial pour la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants, actuellement confié à Maria Grazzia Gianmarinaro. La France a également soutenu la création par le Conseil des droits de l’Homme en 2007 d’un mandat de Rapporteur spécial pour les formes contemporaines d’esclavage, lequel a été renouvelé en septembre 2016 pour une durée de 3 ans.

publié le 03/08/2018

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