L’assistance technique apportée par le HCDH est essentielle

34ème session du Conseil des droits de l’homme

Débat général sous point 10

Assistance technique et renforcement des capacités

Intervention de la France - Jeudi 23 mars 2017

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Président,

La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne.

Parmi les tâches essentielles du Conseil des droits de l’Homme figure l’assistance qu’il apporte aux Etats pour les aider à consolider les droits de l’homme.

Dans plusieurs pays, l’engagement déterminé des autorités a permis des avancées décisives. La France tient à cet égard à saluer l’alternance démocratique et les mesures prises en faveur des droits de l’Homme par le nouveau président de la République de Gambie dès le début de son mandat. Les annonces de création d’une commission d’enquête sur les disparitions commises sous le régime de l’ancien président et d’une Commission chargée des droits de l’Homme constituent des signaux positifs quant à l’engagement des nouvelles autorités en faveur de la justice et de la lutte contre l’impunité.

Au Cambodge, la construction de l’État de droit, d’une démocratie pluraliste et respectueuse des droits de l’homme et des libertés fondamentales doit se poursuivre. Le dialogue entre les partis politiques, sur la base de l’accord de juillet 2014, doit continuer afin qu’ils œuvrent ensemble au bon fonctionnement des institutions. A cet égard, la plus grande attention sera apportée à la mise en œuvre de la nouvelle loi sur les partis politiques, qui ne doit pas remettre en question la légitimité des prochaines élections.

En Tunisie, la France renouvelle sa confiance aux autorités et soutient leur action pour renforcer l’Etat de droit. Il est important que le Conseil puisse poursuivre son assistance aux autorités tunisiennes, notamment au travers de la pleine coopération avec les procédures spéciales des Nations Unies.

Pour que d’autres succès puissent se produire, il est important que les Etats donnent accès aux experts et rapporteurs spéciaux.

La France, pour sa part, continuera de se mobiliser et de financer des actions du HCDH et des mécanismes droits de l’Homme pour renforcer les capacités, qu’il s’agisse des groupes de travail sur les disparitions forcées et sur les détentions arbitraires ou des bureaux locaux du Haut-Commissariat [en Tunisie, en Mauritanie, ou en Guinée].

Je vous remercie./.

publié le 23/03/2017

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