L’EPU : un examen par les pairs unique et essentiel

“L’histoire nous a appris que la lutte pour la protection des droits de l’Homme doit être permanente. Elle n’est jamais acquise une fois pour toute ».

M. François Croquette, Ambassadeur pour les droits de l’Homme, 15 janvier 2017.

La France a fait l’objet, le 15 janvier à Genève, d’une audition au titre de l’examen périodique universel. Il s’agit d’un mécanisme établi en 2006 par la résolution 60/251 de l’Assemblée générale des Nations unies créant le conseil des droits de l’Homme. Cette résolution instaure un examen systématique, de façon régulière, de la situation des droits de l’Homme dans chacun des États membres des Nations unies. La France a soutenu la création de ce mécanisme, qui joue un rôle essentiel dans la promotion de l’universalité des droits de l’Homme : il permet en effet à tous les États membres des Nations unies de procéder à une évaluation de leurs dispositifs et de leurs politiques sur la base d’échanges avec leurs pairs.

L’audition de la France était conduite notamment sur la base d’un rapport national, transmis en octobre 2017 au haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme. Ce rapport est le fruit d’une concertation entre les ministères compétents, les autorités administratives indépendantes chargées de la protection des droits de l’Homme et la commission nationale consultative des droits de l’Homme.

L’audition a permis de rendre compte du suivi des 136 recommandations acceptées par la France lors de notre précédent examen périodique universel en 2013 et d’évoquer les actions entreprises par le gouvernement pour que le respect des droits de l’Homme continue d’être pleinement assuré dans notre pays, notamment dans les domaines suivants :

  • promotion des droits des femmes ;
  • lutte contre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre ;
  • lutte contre le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme ;
  • politiques de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale ;
  • politiques d’asile et d’accueil des réfugiés ;
  • conditions de détention.

L’examen périodique universel a ainsi permis de souligner l’engagement constant des autorités françaises en faveur des droits de l’Homme, qui sont une priorité de notre politique étrangère.

La France était représentée par une délégation interministérielle conduite par M. François Croquette, ambassadeur pour les droits de l’Homme.

Retrouvez l’intervention liminaire de l’Ambassadeur pour les droits de l’Homme en cliquant ici.

Retrouvez l’intervention de l’Ambassadeur Elisabeth Laurin, Représentant permanent de la France auprès des Nations unies à Genève et autres organisations internationales en Suisse, lors de l’adoption du rapport de la France lors de la 29ème session du groupe de travail de l’examen périodique universel, en cliquant ici.

publié le 22/01/2018

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