Journée internationale de la peine de mort

A l’occasion de la 15ème journée mondiale contre la peine de mort et du 40ème anniversaire de la dernière exécution en France, la France rappelle son attachement à l’abolition universelle de la peine de mort.

La France est opposée à la peine de mort, en tous lieux et toutes circonstances. Elle est engagée en faveur de l’abolition universelle de ce châtiment injuste, inhumain et inefficace et appelle tous les États appliquant encore la peine de mort à établir un moratoire en vue d’une abolition définitive.

Nous saluons ainsi :

  • la décision de la Mongolie, effective depuis le 1er juillet 2017, d’abolir, définitivement la peine de mort ;
  • la ratification par Madagascar, le 21 septembre 2017, du deuxième protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à l’abolition de la peine de mort ;
  • ainsi que l’engagement à l’abolir pris par le président gambien Adama Barrow devant les Nations unies le 21 septembre.
  • Nous saluons également l’abolition en 2016 de la peine de mort pour tous les crimes au Bénin et à Nauru et l’adoption par la Guinée d’un nouveau code pénal ne prévoyant plus ce châtiment.

Nous souhaitons marquer notre préoccupation quant au recours persistant à la peine de mort, notamment en Chine, en Iran, en Arabie Saoudite, au Pakistan, en Irak, et aux États-Unis, ou à la reprise des exécutions au Nigéria, à Bahreïn, au Koweït ou en Jordanie. La France est également préoccupée par la volonté des autorités des Philippines de réintroduire la peine de mort, après son abolition en 2006.

Pour marquer cet événement, une série d’interviews télévisées sera organisée au Quai d’Orsay le 10 octobre à partir de 18h et retransmise en direct sur les réseaux sociaux. Ces échanges seront centrés sur le thème de la peine de mort et de la pauvreté et bénéficieront des témoignages de Shreya Rastogi, avocate indienne ; Joaquin José Martinez, ancien condamné à mort aux Etats-Unis, innocenté ; Taieb Bessadok, avocat de Maher Manaï, ancien condamné à mort tunisien ; et Urbain Yamaego, coordinateur de la coalition contre la peine de mort du Burkina Faso. Il est possible de suivre cet événement sur Facebook.

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Une conférence ouverte au public autour de ces mêmes intervenants sera par ailleurs accueillie dans la matinée par le conseil national des barreaux, en partenariat avec l’association "Ensemble contre la peine de mort", l’organisation internationale de la Francophonie et le ministère de l’Europe et des affaires étrangères.

Lors de la 36ème session du Conseil des droits de l’Homme, la France a porté une résolution (lien vers la résolution) sur la peine de mort axée sur la protection des personnes victimes de la peine de mort contre les discriminations.

La résolution appelle les Etats pratiquant encore la peine de mort à lutter contre les discriminations qui frappent les plus vulnérables, notamment les personnes pauvres, les minorités ethniques ou religieuses, les femmes, les personnes LGBTI et les personnes à déficience intellectuelle ou mentale dans l’usage de la peine de mort. La résolution appelle également les États qui n’ont pas encore aboli la peine de mort à envisager de le faire. Plus de 60 pays se sont associés à ce texte.

Pour plus d’informations sur la journée mondiale contre la peine de mort, cliquez ici.

publié le 09/10/2017

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