Enjeux de la 48ème session du conseil des droits de l’Homme

Le conseil doit être un rempart contre la remise en cause de l’universalité des droits de l’Homme

Dans un monde marqué par la remise en cause de l’universalité des droits de l’Homme, cette nouvelle session doit démontrer que l’édifice de protection fait rempart contre la montée des contestations et des relativismes. Les événements récents-notamment en Afghanistan- montrent combien cette question est au coeur de tous les enjeux actuels.

Cette session sera particulièrement dense avec une trentaine de résolutions et autres textes qui doivent être adoptés durant les quatre semaines de travail.
La France, qui aspire au retour à la normale, s’efforcera que la tenue de cette session en format virtuel ne fasse pas obstacle à la bonne tenue des débats.

La situation en Afghanistan est un sujet de préoccupation majeure de ce 48ème conseil des droits de l’Homme. La France se coordonne étroitement avec ses partenaires européens sur l’opportunité d’un nouveau texte qui introduirait un mécanisme d’établissement des faits ou la création d’un poste de rapporteur spécial.

La Syrie continue d’être un sujet prioritaire du conseil des Droits de l’Homme. La France présente avec les Britanniques et un groupe d’Etats une nouvelle résolution qui s’inquiète de la situation sécuritaire dans l’ensemble de la Syrie et en particulier la région de Deraa. La nécessaire relance d’un processus politique sera soulignée.

La situation des droits de l’Homme en Birmanie sera à l’ordre du jour. La France suivra avec attention le rapport du Mécanisme d’enquête indépendant pour le pays où la situation des droits de l’Homme reste préoccupante.

La question du renouvellement du mandat pour deux ans du groupe d’experts éminents pour le Yémen et pour un an du mandat de la mission d’établissement des faits en Libye seront discutées.

Des négociations sont en cours entre l’UE et le Burundi pour s’assurer de la poursuite d’un suivi étroit de la situation des droits de l’homme dans le pays. Une résolution qui renouvelle l’Expert indépendant pour la République centrafricaine sera également présentée par le groupe africain avec le soutien de la France.

La France continuera ses actions pour l’universalisation de l’abolition de la peine de mort alors que 2021 marque le 40ème anniversaire de son abolition en France. Elle engagera les discussions sur la question de la création d’un poste de rapporteur spécial sur le changement climatique et les droits de l’Homme. La France veut s’assurer que les moyens les plus efficaces sont mis en place pour garantir une action effective.

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La France, un membre engagé du Conseil des Droits de l’Homme

La France est membre du conseil des droits de l’Homme depuis février 2021. Dans un contexte de polarisation croissante du conseil, la France veut jouer un rôle constructif pour défendre le socle commun des droits de l’Homme et renforcer le système international par le dialogue avec tous, la réaffirmation de l’universalité des droits et la recherche du progrès dans les pays où les droits sont menacés et sur les nouvelles thématiques.

A l’heure du Covid, où la question de la solidarité est posée à l’échelle planétaire, cette 48ème session doit être celle d’une réaffirmation forte des droits inscrits dans la déclaration de 1948.

Dernière mise à jour le : 13 septembre 2021