Enjeux de la 18ème Conférence des Parties à la Convention CITES

La Convention CITES joue un rôle essentiel à la préservation de la faune et de la flore menacées

Comptant 183 pays ainsi que l’Union européenne, la Convention CITES de 1973 est un accord intergouvernemental visant à protéger 5 500 espèces animales et 29 500 espèces végétales en réglementant le commerce international de la faune et de la flore menacées. Les espèces concernées sont répertoriées en trois catégorie :

- Annexe I : les espèces menacées d’extinction, tout commerce est interdit à l’exception de l’importation à des fins de recherche scientifique ;

- Annexe II : les espèces dont le commerce doit être réglementé afin d’éviter leur extinction ;

- Annexe III : les espèces protégées dans un pays demandant aux autres États parties leur assistance pour en contrôler le commerce.

En tant qu’organe décisionnel, la Conférence des Parties vise à assurer l’application de la Convention CITES et son adaptation aux nouveaux défis liés aux espèces menacées.

La France est engagée dans le cadre de la Convention CITES

La France est activement engagée dans la lutte contre le braconnage et le commerce illégal ainsi que dans la protection de la faune et de la flore menacées.

La France tient des positions ambitieuses dans le cadre de la Convention CITES :

- en 2016, la France a été le premier État européen à fermer son marché intérieur de l’ivoire de l’éléphant et elle œuvre en faveur de l’adoption de cette mesure par un plus grand nombre d’États. Aujourd’hui seuls 5 des 28 États membres de l’Union européenne ont fermé le marché de l’ivoire. Les éléphants d’Afrique étant classés en annexe II de la CITES, ils restent exposés au commerce et au braconnage qui ont causé la disparition d’un quart des spécimens au cours des dix dernières années.

Au niveau national, la France est mobilisée :

- adoption du plan national pour la biodiversité en juillet 2018 afin de lutter contre le commerce illégal d’espèces sauvages et la protection de leurs milieux ;
- adoption de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages en août 2016 afin de renforcer les sanctions relatives au commerce illégal de la vie sauvage.

Dernière mise à jour le : 22 août 2019