En Birmanie, de graves violations des droits de l’Homme se poursuivent

En Birmanie, de graves violations des droits de l'Homme se poursuivent

40ème session du Conseil des droits de l’homme

Dialogue interactif avec la Rapporteuse spéciale pour la situation des droits de l’Homme en Birmanie

Intervention de la France

Genève, 11 mars 2019

La version prononcée fait foi.

Madame la Rapporteuse spéciale,

La France vous remercie pour votre rapport et votre exposé particulièrement éclairants et réaffirme son plein soutien à votre mandat.

De graves violations des droits de l’Homme se poursuivent en particulier dans l’Arakan. Nous renouvelons notre appel aux autorités birmanes pour que toutes les mesures soient prises afin d’y mettre un terme. La réponse au drame des Rohingyas passe par l’accès humanitaire sûr, complet et sans entrave dans l’Arakan, la lutte contre l’impunité et le traitement des causes profondes de la crise, conditions nécessaires pour un retour sûr, digne, volontaire et durable des réfugiés dans leurs foyers en Birmanie.

Au-delà, La France est préoccupée par vos conclusions, qui rappellent que les violations des droits de l’Homme en Birmanie ne se limitent pas aux Etats de l’Arakan, de Kachin et de Shan mais s’étendent à l’ensemble du pays. Dans ce cadre, nous appelons les autorités birmanes à renouer leur coopération avec vous.

Votre analyse sur le rétrécissement de l’espace démocratique suscite particulièrement notre inquiétude alors que se profilent de nouvelles élections générales en 2020. Même si nous saluons la mise en place d’une commission parlementaire chargée de réformer la constitution birmane, nous partageons votre constat selon lequel les pressions sur la liberté d’expression, les menaces de représailles contre les défenseurs de droits de l’Homme qui pourraient coopérer avec l’ONU et les discours institutionnels d’incitation à la haine ne permettent pas de réunir les conditions d’un débat démocratique permettant d’achever la transition démocratique.

Madame la Rapporteuse,

Vous recommandez avec raison aux Nations Unies et à la communauté internationale de s’assurer du respect des droits de l’Homme par les plateformes sociales en ligne. Par quels autres moyens les Etats peuvent-ils soutenir la transition démocratique birmane ?

Dernière mise à jour le : 24 juillet 2019
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