Disparitions forcées - Evénement du 11/03/2016 (CDH31)

La France s’est associée aux représentations permanentes de l’Argentine, du Maroc et du Japon pour organiser un événement sur les disparitions forcées, en partenariat avec le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme et le Comité des disparitions forcées.

JPEG Cet événement s’est tenu dans le cadre de la 31e session du Conseil des droits de l’Homme et il a marqué le 10ème anniversaire de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.

"Les disparitions forcées ne constituent malheureusement pas un crime du passé. Avec la multiplication des crises, nous assistons aujourd’hui à une recrudescence de ce crime. Je pense tout d’abord à la crise syrienne où la Commission d’enquête internationale a récemment évoqué dans l’un de ses derniers rapports un recours systématique aux arrestations de masse et aux disparitions forcées par le régime de Bachar El Assad. Je pense aussi à la situation très préoccupante en Corée du Nord." - L’Ambassadeur Elisabeth Laurin, Représentant permanent de la France auprès de l’Office des Nations Unies à Genève.

La lutte contre les disparitions forcées est un combat que la France mène de longue date :

- La France a été à l’initiative de la 1ère résolution de l’Assemblée générale des Nations unies en 1978 sur ce thème,

- Elle a également présidé les négociations relatives à la déclaration des Nations Unies de 1992 sur les disparitions forcées, ainsi que le groupe de travail intergouvernemental chargé d’élaborer la convention dont le 10e anniversaire était célébré à l’occasion de cet événement.


La Convention internationale, entrée en vigueur en 2010, comporte désormais 95 Signataires et 51 États Parties. La France appelle tous les pays qui ne l’ont pas encore fait à adhérer à cette Convention.

En 5 années d’expérience, le Comité des disparitions forcées, chargé du suivi de la Convention et du respect de leurs obligations par les États Parties, a déjà développé une riche expérience, à partir de l’examen des rapports nationaux ou de la procédure des appels urgents visant à rechercher et retrouver une personne disparue.

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Cette conférence qui s’est tenue vendredi 11 mars, au Palais des Nations, avait pour objectif d’aborder les défis contemporains de cette Convention en engageant une réflexion collective avec les États, les experts, les universitaires et les représentants de la société civile.

Louis Joinet, qui a joué un rôle fondamental dans la négociation de cette Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées a par ailleurs tenu à être présent à cet événement du 11 mars 2016.

En savoir plus sur Louis Joinet avec le documentaire "Un certain Monsieur Joinet", réalisé par Frantz Vaillant, en partenariat avec TV5 Monde.

- Retrouvez l’intervention complète du Représentant permanent de la France auprès de l’ONU à Genève, l’Ambassadeur Elisabeth Laurin, prononcée le 11 mars 2016 (version PDF)

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- Retrouvez le programme détaillé de cette conférence (version PDF) :

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publié le 25/03/2016

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