Dialogue sur la traite des êtres humains et sur les violences faites aux femmes

Dialogue sur la traite des êtres humains et sur les violences faites aux (...)

41ème session du Conseil des Droits de l’Homme

Dialogue groupé avec le Rapporteur spécial sur la traite des êtres humains et la Rapporteure spéciale sur les violences faites aux femmes

Intervention de la France

Genève, 28 juin 2019

La version prononcée fait foi.

Merci Mme la Vice-Présidente,

Madame la Rapporteure spéciale sur les violences faites aux femmes,

Comme vous le soulignez, les progrès accomplis dans de nombreux pays sur le plan législatif, et dans les consciences, ces 25 dernières années, sont significatifs mais demeurent fragiles.

Face au regain incongru des conservatismes atteints d’une misogynie qui ne dit pas son nom, votre travail reste nécessaire, de même que la mobilisation constante, à tous niveaux, des États membres et institutions des Nations unies.

A cet égard, l’année 2020 sera cruciale pour la lutte contre les violences faites aux femmes, avec à la fois le Forum global des femmes que la France accueillera en juillet et le 20e anniversaire de la résolution 1325 qui fonde l’agenda « Femmes, Paix, Sécurité ».

La France mène une campagne pour l’universalisation de la Convention d’Istanbul, instrument juridique le plus abouti dans ce domaine.

La France vous remercie et est à vos côtés pour cette cause majeure.

Monsieur le Rapporteur spécial sur la traite des êtres humains,

La France vous remercie pour votre rapport.

Les femmes et les enfants sont les premières victimes de la traite des êtres humains.

La traite des êtres humains constitue un crime odieux que la France combat avec détermination. Il ne faut pas négliger aussi la prise en charge des victimes. C’est en effet avec des mesures concrètes d’insertion sociale sur le long terme que nous pourrons réellement éliminer ce fléau et aider les victimes.

La stigmatisation des victimes de la traite entrave l’inclusion. C’est pourquoi la France a mis en place une législation pénalisant l’achat et non la vente d’actes sexuels. La France appelle ainsi les États à respecter les Conventions internationales et notamment le « Protocole de Palerme » et le Protocole additionnel à la Convention des Nations-Unies contre la criminalité transnationale.

Monsieur le Rapporteur spécial,

Comment renforcer les liens entre l’État, la société civile et les partenaires privés afin d’empêcher la stigmatisation des victimes de la traite et de faciliter leur inclusion sociale ?

Je vous remercie.

Dernière mise à jour le : 22 juillet 2019
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