Dialogue interactif avec le Rapporteur spécial sur la promotion de la vérité, de la justice, de la réparation et des garanties de non-répétition

45ème session du Conseil des droits de l’Homme

Dialogue interactif avec le Rapporteur spécial sur la promotion de la vérité, de la justice, de la réparation et des garanties de non-répétition

Intervention de la France

Genève, 17 septembre 2020

La version prononcée fait foi.

Merci Monsieur le Président,
Monsieur le Rapporteur Spécial,

La France vous remercie pour votre rapport qui souligne justement l’importance des processus de mémoire dans le fonctionnement de la justice transitionnelle.

La France a toujours accordé une grande place au devoir de mémoire. Cela se traduit par la valorisation des archives et des lieux de mémoire, par des journées dédiées à la mémoire, par l’éducation aux droits de l’Homme, par un soutien à un enseignement de l’Histoire fondé sur les faits. Le devoir de mémoire est primordial pour rendre durables les processus de consolidation de la paix, offrir un espace de débat et reconnaître pleinement aux victimes leur place dans l’Histoire.

Le négationnisme et le révisionnisme visent à saper les fondements des sociétés démocratiques. Tout comme le détournement de la mémoire et l’oubli, ils cristallisent les tensions du passé et engendrent la violence. Dans ce domaine aussi, nous devons lutter collectivement contre la manipulation de l’information et défendre le droit à une information libre, indépendante, plurielle et fiable.

Enfin, la France tient à rappeler son profond attachement à la justice pénale internationale, en particulier la Cour Pénale Internationale, aux côtés des juridictions nationales, pour contribuer au travail de justice, de réconciliation et de mémoire.

Je vous remercie.

Dernière mise à jour le : 17 septembre 2020