CDH37 - Dialogue interactif - Droits de l’Homme au Soudan du Sud

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37ème session du Conseil des droits de l’Homme

Dialogue interactif avec la Commission sur les droits de l’Homme au Soudan du Sud

Intervention de la France

Genève, le mardi 13 mars 2018

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Président,

La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne. Elle remercie la commission pour son travail et pour son rapport et salue la coopération du Gouvernement de transition et d’Union Nationale du Soudan du Sud avec la Commission.

Nous exprimons notre vive préoccupation à la lecture de vos conclusions : les violences à grande échelle dans le pays se sont poursuivies dans un climat d’impunité totale ces derniers mois. Les civils continuent d’être les cibles de violences particulièrement graves, y compris dans le cadre d’attaques à motivation ethnique, en violation du droit international humanitaire. Les violences sexuelles ne semblent épargner aucune catégorie de la population et les enfants payent toujours l’un des plus lourds tributs de ce conflit. Le conflit a des conséquences humanitaires dramatiques.

Vous avez identifié un certain nombre d’individus et de groupes qui portent la responsabilité de violations graves des droits de l’Homme, pouvant constituer des crimes internationaux.

Nous exhortons une nouvelle fois toutes les parties à cesser les violences et rappelons que le Gouvernement de transition a la responsabilité première de garantir la protection de sa population. Deux ans et demi après la signature de l’accord de paix d’août 2015, il est urgent de progresser dans la mise en œuvre des mesures de lutte contre l’impunité.

Nous appelons toutes les parties à opérationnaliser sans plus attendre la cour hybride pour le Soudan du Sud, avec l’appui de l’Union africaine. Cela est indispensable pour mettre un terme au cycle de violences et de représailles, et indissociable de tout processus de réconciliation nationale.

La France appelle également le gouvernement de transition et d’union nationale à appliquer l’ensemble des dispositions de l’accord de paix et à mettre en place un environnement permettant d’asseoir les libertés fondamentales dans le pays.

Enfin, la France soutient le projet de renouveler la Commission lors de cette session du Conseil, commission dont les travaux constituent une source indispensable d’informations et de preuves pour les juridictions pénales.

Je vous remercie./.

publié le 13/03/2018

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