Depuis sa création, le Conseil a joué un rôle considérable

Depuis sa création, le Conseil a joué un rôle considérable

37ème session du Conseil des droits de l’Homme

Segment général

Intervention de la France

Genève, le mercredi 28 février 2018

La version prononcée fait foi.

Merci Monsieur le Président.

Le 10 décembre prochain, nous célébrerons le 70ème anniversaire de la signature de la Déclaration universelle des droits de l’Homme en 1948 à Paris. Le combat des artisans de ce texte fondamental, parmi lesquels René Cassin, reste d’actualité. Malgré les progrès accomplis, les droits de l’Homme restent un enjeu crucial dans de nombreux endroits du monde.

C’est le cas, en particulier, dans plusieurs pays ravagés par les conflits, où les violences n’épargnent ni les femmes ni les enfants. Je salue à cet égard l’attention que cette session portera aux droits des enfants, souvent premières victimes des conflits.

En Syrie, la France sera attentive à ce que la trêve décidée par la résolution 2401 soit immédiatement respectée et d’acheminer l’aide humanitaire aux populations vulnérables et d’organiser l’évacuation des blessés et des malades. Il est également essentiel que le mandat de la Commission d’enquête internationale indépendante soit renouvelé afin de lutter contre l’impunité des auteurs des crimes commis.

La situation des droits de l’Homme au Yémen, ou encore en Birmanie et au Soudan du Sud, de même que le rétrécissement de l’espace de la société civile, sont autant de sujet d’attention préoccupants, sur lequel le rôle du Conseil est primordial.

Dans ce combat collectif, nous disposons d’un atout précieux : le Conseil des droits de l’Homme. Celui-ci est certes perfectible et nous souhaitons contribuer aux réflexions sur le renforcement de l’efficacité de ses travaux. Mais il ne fait aucun doute que, depuis sa création, le Conseil a joué un rôle considérable. Il a contribué à améliorer la situation dans de nombreux pays et a su réagir face aux menaces qui pèsent, par exemple, sur les défenseurs des droits, les journalistes, les enfants, les personnes LGBTI. Il a mis en place l’Examen périodique universel, auquel tous les pays se soumettent. La France, qui a été soumise à son examen en janvier, va prochainement répondre aux recommandations soumises.

C’est parce que la France considère le Conseil des droits de l’Homme comme un cadre irremplaçable pour défendre les droits de l’Homme et le multilatéralisme qu’elle souhaite se porter candidate au Conseil pour 2021-2023.

Notre candidature marque notre mobilisation constante pour l’abolition universelle de la peine de mort, pour lutter contre les disparitions forcées, pour protéger les enfants de la guerre, ou encore pour lutter contre l’impunité. La France poursuivra également sans relâche son action en faveur de l’égalité des femmes et des hommes, des droits des personnes LGBTI, de la liberté d’expression, de religion et de conviction, de la protection des journalistes. Enfin, alors que nous célébrons aussi cette année les vingt ans de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, la France tient à saluer le courage de ceux qui partout dans le monde, défendent les droits de l’Homme, parfois au prix de leur liberté, de leur sécurité, voire de leur vie.

Je vous remercie./.

Dernière mise à jour le : 24 juillet 2019
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