Débat urgent sur la situation dans la Ghouta orientale

"La France appelle à la pleine mise en œuvre de la résolution 2401, qui appelle au respect du droit international humanitaire et à la cessation des hostilités sans délai afin d’établir une trêve humanitaire durable."
Ambassadeur Elisabeth Laurin, Représentant permanent de la France auprès des Nations unies à Genève et autres organisations internationales en Suisse

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37ème session du Conseil des droits de l’Homme

Débat urgent sur la situation dans la Ghouta orientale

Intervention de la France

Genève, le vendredi 2 mars 2018

La version prononcée fait foi.

Cette crise est d’une extrême gravité. Depuis l’adoption à l’unanimité de la résolution 2401 par le Conseil de sécurité, l’offensive sur la Ghouta orientale se poursuit de manière dramatique. La France condamne fermement les bombardements indiscriminés qui touchent les zones habitées et les infrastructures civiles. Elle demeure extrêmement vigilante concernant l’utilisation d’armes chimiques dans la Ghouta comme dans le reste du pays. Les groupes rebelles ont accepté une cessation des hostilités. Mais il n’y a pas de trêve du fait du régime qui maintient son étau sur les populations civiles et poursuit méthodiquement sa politique de destruction comme il l’a fait à Alep. La demande envoyée par les Nations Unies pour autoriser un convoi prioritaire sur Douma n’a reçu aucune réponse de la part des autorités syriennes.

La mobilisation de la communauté internationale est nécessaire pour mettre fin à ce drame humanitaire. La France appelle à la pleine mise en œuvre de la résolution 2401, qui appelle au respect du droit international humanitaire et à la cessation des hostilités sans délai afin d’établir une trêve humanitaire durable. Le régime porte la responsabilité de l’absence d’application de la résolution avec un mépris criminel face à l’urgence humanitaire. La France appelle ceux qui soutiennent le régime, et particulièrement la Russie et l’Iran, à exercer les pressions nécessaires pour que le régime autorise sans délai l’acheminement de l’aide et l’évacuation des blessés et ses malades.

La France réaffirme son soutien à la Commission d’enquête internationale et au Mécanisme d’enquête international indépendant sur la Syrie, afin que les violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire ne restent pas impunies.

Nous appelons à l’adoption du projet de résolution à une large majorité./.

publié le 02/03/2018

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