Débat sur les droits de l’enfant

40ème session du Conseil des droits de l’homme

Réunion – débat annuel d’une journée sur les droits de l’enfant

Intervention de la France

Genève, 4 mars 2019

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Président

La France vous remercie pour la tenue de cette réunion consacrée aux droits de l’enfant, et plus particulièrement au thème qui consacre l’autonomisation des enfants handicapés.

2019 est une année symbolique en ce qu’elle marque le 30ème anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant, et le 60ème anniversaire de la Déclaration des droits de l’enfant. Ces textes essentiels, notamment celui de la Convention et de ses Protocoles additionnels, sont le socle fondateur qui protège et promeut les droits des enfants. L’esprit qui a animé son adoption a également permis des avancées majeures depuis 1989, que nous devons continuer à défendre.

La Convention pour les droits des enfants est l’instrument le plus ratifié. Avec ses protocoles additionnels, elle doit devenir universelle pour protéger les enfants où qu’ils vivent.

Néanmoins, nous devons rester vigilants car les objectifs d’égalité ne sont pas encore atteints. Les enfants handicapés, à cet égard, sont encore trop souvent laissés de côté par des politiques non inclusives. Il est donc essentiel de favoriser leur autonomisation afin qu’ils puissent jouir d’un même accès à leurs droits fondamentaux, notamment en terme d’éducation.

La France appelle donc les Etats à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre en place des systèmes d’éducation qui prennent en compte les handicaps et besoins associés des enfants, afin de garantir à tous un accès égal aux opportunités de développement personnel, social et professionnel. Le handicap ne saurait représenter une source de discrimination et chaque Etat se doit de tenir ses engagements et responsabilités en la matière. Les infrastructures, programmes d’apprentissage et les personnels encadrants doivent prendre en compte les particularités de chaque enfant afin de ne jamais porter entrave à son droit fondamental à l’éducation.

Je vous remercie.

publié le 05/03/2019

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