Conseil des droits de l’Homme : Intervention de la France lors du débat général

41ème session du Conseil des Droits de l’Homme

Débat général

Intervention de la France

Genève, 3 juillet 2019

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Président,

La protection des droits de l’Homme est la condition de la dignité humaine, du développement, de la paix et de la stabilité.

Trop souvent, les voix indépendantes sont muselées, l’espace de la société civile réduit, les défenseurs des droits de l’Homme réprimés. C’est le cas en Russie, en Turquie, au Venezuela, au Nicaragua, en Iran, aux Philippines, en Arabie saoudite ou encore au Bahreïn. En Chine, la situation des défenseurs des droits demeure préoccupante, ainsi que la situation au Tibet et au Xinjiang où nous appelons les autorités à mettre fin aux détentions dans des camps. Nous réitérons également notre appel au respect des droits de l’homme dans la lutte contre le terrorisme, notamment en Egypte.

Quand la répression mène à l’instabilité, les atrocités qui devraient appartenir au passé tendent à resurgir.

En Syrie, le régime poursuit sa répression brutale de la population et viole massivement les droits de l’Homme. La normalisation, la reconstruction et le retour des réfugiés ne seront pas possibles tant qu’il n’y aura pas d’avancée crédible et irréversible du processus politique.

Au Yémen, la situation humanitaire effroyable doit conduire à accélérer le processus politique. Nous appelons toutes les parties à coopérer avec l’envoyé spécial du SGNU et le Groupe d’Experts Eminents, et à respecter strictement le droit international humanitaire.

En Birmanie, nous restons très préoccupés par la situation des Rohingyas. Les auteurs d’exactions, dont certaines pourraient constituer des crimes de guerre et contre l’humanité, doivent être poursuivis.

La situation au Soudan est également très préoccupante. Les auteurs des violences, que nous condamnons fermement, doivent répondre de leurs actes. Le dialogue entre le Comité militaire de transition et l’opposition doit reprendre pour une transition pacifique.

Enfin, de très graves violations des droits persistent en Corée du Nord, en Erythrée ou encore au Soudan du Sud.

Je vous remercie.

publié le 05/07/2019

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