Conseil des droits de l’Homme - Intervention de la France lors du débat général

40ème session du Conseil des droits de l’homme

Débat général

Intervention de la France

Genève, 12 mars 2019

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Président,

La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne.

Les violations massives des droits de l’Homme dans les pays en conflit sont révoltantes et ne peuvent rester impunies.

Tandis que les dernières emprises territoriales de Daech sont en cours de reconquête, en Syrie, la population civile continue de subir la répression brutale du régime, qui a entraîné la disparition de dizaines de milliers de personnes. La question de l’impunité des crimes commis reste entière, et le mandat de la Commission d’enquête internationale doit être renouvelé. La reconstruction ne sera possible qu’après un processus politique authentique.

Au Yémen, la situation humanitaire effroyable doit conduire à accélérer le processus politique. Nous appelons toutes les parties à coopérer avec l’envoyé spécial du SGNU et à respecter strictement le droit international humanitaire.

En Birmanie, les responsables des crimes commis contre les Rohingyas doivent être jugés. La France attend l’action de la Cour pénale internationale et salue la mise en place du mécanisme indépendant chargé de recueillir les preuves des crimes les plus graves.

En Corée du Nord, en Erythrée, au Soudan du Sud, de très graves violations des droits de l’Homme persistent depuis trop longtemps.

En Chine, nous sommes vivement préoccupés par la situation des droits de l’Homme au Xinjiang, au Tibet et concernant les avocats.

Enfin, il est essentiel de protéger les défenseurs des droits de l’Homme et de garantir un espace pour la société civile, notamment en Russie, en Iran, aux Philippines, en Turquie, au Turkménistan, où continue de se poser le problème des disparitions forcées, en Arabie saoudite, après l’assassinat dans des conditions inqualifiables du journaliste Jamal Khashoggi, sur lequel toute la lumière devra être faite, notamment dans le cadre de l’enquête menée par la rapporteure spéciale, ainsi qu’en Egypte, où l’engagement pour la sécurité et la stabilité ne saurait être dissocié du respect des droits de l’Homme.

Je vous remercie.

publié le 12/03/2019

haut de la page