Conseil de l’OIM - Santé et migrations (28 novembre 2018)

109ème session du Conseil de l’OIM

Santé et migrations

Intervention de la France

Genève, 28 novembre 2018

La version prononcée fait foi.

Madame la Directrice générale adjointe,

La France s’associe à la déclaration prononcée par l’Union Européenne.

Permettez-moi, en premier lieu, de remercier les panélistes pour leurs interventions, qui témoignent de l’importance des politiques cohérentes pour garantir la santé dans le contexte migratoire.

A cet égard, la France est convaincue qu’il est indispensable d’atteindre la couverture de santé universelle (CSU), car elle constitue un objectif de santé universel et global. Nous souhaitons rappeler que la couverture de santé universelle vise à offrir des services de promotion, de prévention, de traitement et de soins palliatifs sans difficultés financières, selon une approche holistique et des actions intersectorielles.

Nous devons accélérer les progrès vers la réalisation de la couverture de santé universelle, en favorisant l’accès à des services de santé essentiels, de qualité, et abordables pour les migrants et les personnes résidant dans chaque pays ou territoire. La bonne santé des migrants est en effet une condition préalable et un impératif pour répondre aux besoins de santé de la société dans son ensemble.

Il convient donc de protéger et d’améliorer la santé et le bien-être des migrants, en particulier des femmes, des enfants et des adolescents.
Cela suppose de prendre les mesures nécessaires pour garantir un ensemble minimum de services essentiels en matière de droits et de santé sexuels et reproductifs, de soins de santé maternelle et infantile, sans imposer aux usagers des dépenses de santé inaccessibles.

Par ailleurs, nous devons protéger et améliorer la santé mentale des migrants et fournir des soins aux victimes de traumatismes et de violences.

Enfin, nous devons renforcer la capacité des États à prendre en compte les déterminants sociaux de la santé, y compris l’amélioration de l’eau, de l’assainissement, du logement et de l’éducation, dans toutes les politiques pour promouvoir l’égalité de santé des migrants et des citoyens.

Madame la Directrice générale adjointe,

Atteindre la couverture de santé universelle relève de la responsabilité de chaque pays, y compris les gouvernements, la société civile et le secteur privé, comme il relève de la responsabilité de chaque pays de promouvoir le droit des migrants de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible. Nous réussirons ainsi à créer des sociétés plus équitables et plus inclusives, conformément à l’objectif de l’Agenda 2030 : ne laisser personne de côté.

Je vous remercie.

publié le 28/11/2018

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