Conférence sur la lutte contre les disparitions forcées

La Coalition internationale contre les disparitions forcées (ICAED), la Commission internationale des juristes (ICJ) et la Mission permanente de la France ont organisé le mercredi 31 octobre au Palais des Nations à Genève une conférence sur l’adhésion à et la mise en oeuvre de la Convention pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.

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Intervention de l’Ambassadeur Nicolas Niemtchinow, Représentant permanent de la France auprès de l’Office des Nations unies à Genève

Chers participants,

Je souhaiterais tout d’abord remercier chaleureusement les organisateurs d’avoir pris l’initiative de nous réunir aujourd’hui : la Coalition internationale contre les disparitions forcées et la Commission Internationale des Juristes.

Je tiens à vous assurer de la mobilisation de la France pour apporter tout son soutien à la société civile dans la lutte contre les disparitions forcées.

Je suis très ému de vous accueillir en cette salle XII du Palais des Nations. En effet, c’est dans cette salle que l’un de mes prédécesseurs, l’Ambassadeur Kessedjian, a fait adopter le projet de Convention par le Groupe intergouvernemental de rédaction qu’il présidait.

Et c’est de cette Convention que nous allons discuter aujourd’hui. Plus particulièrement nous allons nous pencher sur son adhésion universelle et sa mise en œuvre partout dans le monde.

Après avoir présidé à sa rédaction, mon pays a mené une campagne diplomatique en vue d’inciter les Etats à ratifier la Convention sur les disparitions forcées et à accélérer ainsi son entrée en vigueur.

C’est chose faite depuis bientôt deux ans. Nous sommes fiers d’avoir participé à l’insertion en droit international de ce texte et comptons maintenant sur le Comité sur les disparitions forcées pour superviser sa mise en œuvre.

Bien sûr, la France reste fortement engagée dans la promotion internationale de cette Convention. A titre d’exemple, nous utilisons l’Examen Périodique Universel pour recommander aux Etats qui ne l’ont pas encore fait de signer ce texte, de le ratifier ou de le traduire en droit interne.

Le programme qui nous attend est très prometteur. Nous aurons en effet la chance d’écouter le Professeur Emmanuel Decaux, Président du Comité des disparitions forcées puis le Professeur Olivier de Frouville, Président du Groupe de travail. Ils nous parlerons respectivement de la Convention et de la Déclaration.

La perspective des familles de disparues nous sera ensuite apportée par Madame Mary Aileen D. Bacalso, le point focal de la Coalition internationale contre les disparitions forcées.

Enfin, M. Hugo Relva d’Amnesty International nous parlera de l’obligation de traduire la Convention en droit interne.

Je sais que la qualité de ce programme et l’expertise de tous ces intervenants susciteront votre attention et votre intérêt. Je vous souhaite un bon évènement parallèle./.

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Le programme de cet évènement peut-être consulté ci-dessous :

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publié le 31/10/2012

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